La FIFA et la CAF rejettent les décisions de la fédération djiboutienne

La FIFA et la Confédération africaine de football (CAF) ont refusé de reconnaître les décisions prises lors d'une réunion tenue par la Fédération djiboutienne de football (FDF) le 5 octobre 2026, qu'elles qualifient de controversées et juridiquement contestables.

Une lettre exige le retour des dirigeants élus

Dans une lettre datée du 13 octobre, la FIFA et la CAF ont exigé que les dirigeants élus de la FDF reprennent immédiatement leurs fonctions. Elles leur ont accordé 48 heures pour confirmer qu'ils avaient repris leurs activités, en avertissant que le non-respect de cette demande pourrait entraîner des conséquences.

Remise en cause de la validité de la réunion

La lettre, adressée à Mahdi Moumin, secrétaire général de la FDF, met en doute la légitimité de la réunion du 5 octobre, en particulier les décisions de révoquer le président, le comité exécutif et les organes indépendants de la Fédération.

La FIFA et la CAF invoquent des préoccupations juridiques

Après avoir examiné les documents et les éléments fournis par toutes les parties, la FIFA et la CAF ont relevé des « incertitudes statutaires et procédurales importantes » entourant la réunion, notamment des doutes sur les qualifications des participants et sur les fondements juridiques du remplacement des dirigeants élus.

Exigence de reprise immédiate des fonctions

Les deux organisations ont demandé au comité exécutif et à l'administration de la FDF de reprendre immédiatement leurs fonctions, conformément aux statuts approuvés par l'Assemblée générale en décembre 2025, y compris l'accès aux locaux, aux documents et aux ressources.

Délai et conséquences fixés

La lettre accorde au comité exécutif légitime 48 heures pour confirmer qu'il a pleinement repris ses fonctions. Elle avertit que tout manquement pourrait entraîner de nouvelles mesures au titre des règlements de la FIFA et de la CAF.

Aucune reconnaissance des nouveaux organes de gouvernance

La FIFA et la CAF ont déclaré qu'elles ne reconnaîtraient pas comme habilités à représenter la FDF, notamment en matière de gouvernance ou de gestion financière, les personnes ou groupes désignés à la suite des décisions contestées.

Insistance sur l'autonomie et l'indépendance

Les organisations ont réaffirmé le principe d'autonomie des associations membres et ont averti qu'entraver l'action des dirigeants élus ou limiter leur accès aux ressources de la Fédération pourrait être considéré comme une ingérence dans les affaires internes.

Aucune preuve de malversation financière

La FIFA et la CAF ont indiqué qu'à leur connaissance, aucune preuve de faute ou de détournement de fonds provenant de leurs programmes de développement, tels que FIFA Forward et CAF Impact, auxquels la Fédération djiboutienne est associée, n'a été établie.