François Hollande, ancien président de la République, n’a pas encore tranché sur sa participation à l’élection présidentielle de 2027. Le député de Corrèze a exclu de se présenter à la primaire socialiste prévue en octobre, mais reste évasif quant à une éventuelle candidature. Certains membres du Parti socialiste (PS) critiquent cette posture, redoutant qu’elle n’affaiblisse les chances de leur camp lors du scrutin à venir. Bien qu’il ne participe pas à la primaire de gauche, Hollande n’a pas pour autant quitté définitivement la course à l’Élysée.
Le 3 septembre, l’ancien chef de l’État a publié un ouvrage de 300 pages intitulé Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche, dans lequel il détaille plus de 80 propositions politiques. Cet événement a servi de tremplin à une tournée médiatique aux allures de campagne. Hollande reste cependant très discret sur ses intentions pour 2027. « Je n’ai pas besoin d’être candidat à un processus interne alors que j’ai été président », a-t-il déclaré. Il a confirmé ne pas prendre part à la primaire PS et Place publique, prévue en octobre, qui oppose pour l’heure Jérôme Guedj, Philippe Brun, Ségolène Royal, Olivier Faure et Raphaël Glucksmann (Karim Bouamrane a également refusé d’y participer). « Je ne suis pas candidat à la présidentielle aujourd’hui, alors pourquoi irais-je à une primaire où il n’y a que des candidats ? » a-t-il expliqué mercredi 2 septembre au micro de France Inter.
Sur Twitter, le 2 septembre 2026, Hollande a réitéré sa position : « Je ne suis pas candidat aujourd’hui. Mon calendrier s’arrête à la fin de l’année. Si le vainqueur de la primaire crée l’élan nécessaire pour gagner l’élection présidentielle, pourquoi interférer ? » Son agenda est d’ailleurs rempli jusqu’à la fin de l’année. Interrogé sur 2027 lors de sa visite à la 80e édition de la foire de Châlons-en-Champagne, jeudi, le député a répondu avec humour : « Je suis un visiteur de la foire. J’y étais venu en 2011 quand j’étais candidat, c’était un moment important […] Je reviens très régulièrement. Alors ne pensez pas que chaque venue à Châlons est une déclaration de candidature. » Sur France 3 Grand Est, il a précisé : « Si je me présente, ce sera au bon moment. Je suis un ancien président, je sais ce qu’est une campagne présidentielle, et elle est longue. […] Je ferai connaître ma décision fin décembre. »
Gülsen Yildirim, opposante à Limoges et co-présidente du Conseil national du PS, a appelé l’ancien président à se soumettre d’abord à la primaire s’il souhaite incarner le camp socialiste en 2027. « Une fois que nous aurons désigné notre candidat, il faut vraiment être dans la dynamique de convaincre les Français », a-t-elle souligné lors du journal 19/20 de France 3 Limousin, dimanche 30 août. « Si l’idée est de dire que la personne qui a été désignée s’effondre et qu’on la remplace, c’est vraiment la stratégie de la défaite. » Cette approche ne convainc pas tous les membres du parti, même si d’autres ne s’étonnent pas du risque que Hollande pourrait prendre. « Son truc, c’est le trou de souris. Il a toujours cru à sa bonne étoile », analyse l’eurodéputé François Kalfon dans HuffPost. Reste à savoir si son intuition le poussera à officialiser sa candidature. Il faudra attendre la fin de l’année pour en avoir le cœur net.
La potentielle candidature de François Hollande à la présidentielle de 2027 suscite un débat au sein du Parti socialiste
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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