La construction du campus de santé Franceline-Ribard à Nantes, dans le département de la Loire-Atlantique, doit débuter en octobre, avec une ouverture prévue en 2031. Ce projet représente un investissement de 266,78 millions d’euros et est porté par plusieurs partenaires, dont l’État français, la région Pays de la Loire (maître d’ouvrage), Nantes Métropole, l’Union européenne, l’Université de Nantes et le CHU de Nantes. Le campus sera situé au nord-est du futur hôpital Loire Santé, sur un terrain de 13 300 mètres carrés. L’hôpital Loire Santé, actuellement en phase finale de construction, devrait être achevé en 2028. Le campus Franceline-Ribard a pour vocation d’accueillir près de 7 000 étudiants dans des filières médicales, paramédicales et sociales. Il comprendra trois bâtiments et divers espaces, dont une cafétéria, un « troisième lieu » (un espace dédié à l’apprentissage informel et aux interactions sociales) ainsi qu’une salle destinée à l’organisation d’événements. L’un des bâtiments abritera des amphithéâtres, des salles de cours et un centre de soins podologiques, tandis qu’un autre intégrera des laboratoires et une plateforme de simulation pour les formations pratiques. Ces infrastructures visent à offrir aux étudiants une expérience concrète dans un environnement de santé réaliste. Carine Bernault, présidente de l’Université de Nantes, a souligné que ce projet vise à créer des synergies entre formation et santé. Elle a expliqué que le campus permettra de former des professionnels capables de travailler ensemble de manière efficace, garantissant ainsi une meilleure prise en charge des patients et des usagers. En réunissant formation et soins sous un même toit, le campus devrait contribuer à améliorer la qualité de l’enseignement médical et à renforcer la coordination entre les différents acteurs de santé. Cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large en France, qui cherche à rapprocher davantage l’éducation médicale et la pratique clinique, dans l’objectif d’améliorer les résultats pour les patients et l’efficacité du système de santé.