L’équipe de France de judo traverse une compétition difficile aux Championnats du monde 2026 à Bakou, en Azerbaïdjan, avec seulement deux médailles de bronze remportées à mi-parcours. Ce résultat est très en deçà des objectifs fixés par la fédération, qui visait quatre médailles d’or et les 10 médailles obtenues aux Jeux Olympiques de Paris 2024. Les difficultés rencontrées par des athlètes comme Joan-Benjamin Gaba et Clarisse Agbegnenou illustrent les défis auxquels le judo français est confronté pour conserver sa place parmi les nations dominantes.
Maxime-Gaël Ngayap-Hambou, Aleksa Mitrovic (-90 kg) et Clémence Emé (-70 kg) concourent ce jeudi sous une pression considérable. Les performances de l’équipe française lors des quatre premiers jours de compétition ont été particulièrement en dessous de ses standards habituels, d’autant plus que les judokas avaient brillé lors des Jeux Olympiques de Paris 2024. « En judo, on n’est jamais sûr de rien », a déclaré Stéphane Nomis, président de la Fédération française de judo, mercredi. « On a eu de superbes Championnats d’Europe [12 médailles, dont 2 en or, en avril à Tbilissi], les gens sont bons, ils sont prêts. Au moins, tout le monde vous le dit. Mais les quatre premiers jours sont mauvais. On s’est fait battre aujourd’hui, je l’admets. »
Agbegnenou et Gaba ont été éliminés de la compétition. Agbegnenou, de retour après sept mois d’absence liée à la naissance de son deuxième enfant, était attendue pour remporter son septième titre mondial dans la catégorie des -63 kg. Pourtant, elle a peiné en quart de finale et en repêchages, reconnaissant avoir été « nulle » lors de ses combats. Gaba, champion du monde en titre dans la catégorie des -73 kg, a été éliminé dès mardi, à peine remis d’une grave blessure à l’épaule. Ces échecs ont encore compliqué la tâche de l’équipe.
À mi-parcours des Championnats du monde de Bakou, la France ne compte que deux médailles de bronze, avec Shirine Boukli (-48 kg) et Dayyan Boulemtafes (-73 kg). La fédération avait fixé un objectif minimal de quatre médailles d’or, un objectif désormais difficilement atteignable compte tenu de la force des adversaires. Avec l’absence de Teddy Riner, blessé, l’équipe française devra compter sur Romane Dicko et Léa Fontaine (+78 kg) pour tenter de redresser la barre lors des épreuves de samedi, ainsi que sur l’épreuve par équipes mixtes dimanche.
Stéphane Nomis a laissé entendre que des changements pourraient intervenir à l’issue de ces Championnats du monde. « Je ne sais pas si je vais tout changer, mais il y a des changements à faire, du travail à accomplir et un esprit commun à rétablir », a-t-il déclaré. « On sent moins l’esprit d’équipe qu’aux Jeux Olympiques. Peut-être y a-t-il un manque d’harmonie entre certains clubs et la fédération. Il faut peut-être tout recentrer pour que tout le monde avance dans la même direction. Ce n’est pas tout à fait le cas aujourd’hui, inutile de le cacher. » Cette contre-performance en Azerbaïdjan pourrait avoir des répercussions sur l’organisation du judo en France, d’autant que le pays se prépare pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028.
L'équipe de judo française en difficulté aux Championnats du monde 2026 à Bakou
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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