Une manifestation à Lyon, en France, liée à la politique éducative, a débuté le 6 octobre 2026, avec des blocages signalés dès le matin dans plusieurs établissements scolaires. Selon la préfecture du Rhône, quinze établissements étaient concernés en matinée, dont l’université Lyon 2, l’École normale supérieure (ENS) et l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon. En début d’après-midi, ce nombre était passé à dix-sept, majoritairement des universités. Les forces de l’ordre ont procédé à huit arrestations, notamment pour des actes de vandalisme et le transport d’objets ou d’artifices incendiaires. Le cortège devait partir à 10 heures de la place Bellecour, mais son départ a été retardé d’environ trente minutes en raison des blocages. Les manifestants ont finalement pris la route et suivi l’itinéraire déclaré jusqu’à la place Guichard. Le préfet du Rhône, Étienne Guyot, a salué le rôle des syndicats dans l’encadrement de la manifestation, tout en condamnant les agissements de « personnes très hostiles, souvent masquées et encagoulées », responsables d’incidents après l’arrivée du cortège sur la place Guichard. Selon les estimations des syndicats, environ 25 000 personnes ont participé à la manifestation en soutien aux lycéens, tandis que les chiffres officiels évoquent environ 20 000 manifestants. Des incidents ont émaillé le parcours, comme le lancement de projectiles envers les forces de l’ordre ou le détachement d’un groupe vers une caserne de police. La préfecture a fait état de « cortèges sauvages, composés de personnes encagoulées et masquées », ayant quitté le lieu de rassemblement. Un incendie s’est déclaré rue Duguesclin, nécessitant l’intervention des pompiers. La situation a mobilisé en continu les forces de l’ordre pour éviter les dégradations et les jets de projectiles. À un moment donné, les manifestants ont été invités à quitter la place Guichard par mesure de sécurité, en raison des agissements de « groupes incontrôlés ». Ces incidents ont fait onze blessés, dont neuf policiers. Aucune arrestation n’a pour l’instant été annoncée en lien avec ces blessures. Les dispositifs de sécurité ont été renforcés, avec notamment l’autorisation pour les forces de l’ordre d’utiliser des drones pour la captation d’images, dans le cadre de la gestion de la mobilisation. Cette journée s’inscrit dans la continuité de manifestations similaires survenues lundi, au cours desquelles vingt-quatre établissements avaient été touchés et sept personnes interpellées. Des incidents avaient éclaté devant le lycée Saint-Just, où un groupe d’une quarantaine d’individus masqués avait causé des dégradations et tiré des mortiers en direction de l’établissement.