Plus de 20 000 personnes, dont des lycéens, des parents, des enseignants et des syndicalistes, se sont rassemblées à Lyon mardi matin pour réclamer davantage de moyens pour le système éducatif national. Cette manifestation répond à des inquiétudes généralisées concernant le sous-financement des écoles et l’usage croissant de la force par la police lors des rassemblements étudiants. Des parents se sont joints à la mobilisation pour soutenir leurs enfants et dénoncer les craintes liées à la répression policière. Renaud, un parent présent, a déclaré : « Nous ne sommes pas une protection totale, mais nous pouvons aider à éviter les abus. » Inès, une lycéenne de 14 ans, était accompagnée de sa mère, Gisèle, qui portait une pancarte sur laquelle on pouvait lire : « Daronnes dans la rue, gare à ton cul ». Gisèle a expliqué vouloir être présente pour soutenir la première manifestation de sa fille et veiller à sa sécurité. Elle s’est dite préoccupée par le niveau actuel de violence policière, précisant que sa fille avait déjà été blessée lors de précédents rassemblements. Selon les chiffres du gouvernement, 215 élèves ont été blessés depuis le début du mouvement le 28 septembre, la plupart des blessures étant liées à des accidents ou à des actions de tiers. Gisèle a également souligné le rôle de la classe moyenne dans la mobilisation pour les causes sociales, estimant qu’il n’est pas normal que des élèves de certains quartiers manquent de ressources aussi basiques qu’un professeur de français pendant six mois. Inès, bien qu’appuyée par la présence de ses parents, a indiqué qu’elle ne resterait pas avec eux pendant la marche. D’autres parents, comme Fabrice, venu de l’Ain, ont rejoint la manifestation pour soutenir leurs enfants et garantir leur sécurité. Fabrice a mentionné que son fils participait à des blocages d’établissements scolaires et qu’il souhaitait être présent à leurs côtés. Renaud, membre d’un collectif de parents soutenant les étudiants, s’est dit inquiet des actions policières et a insisté sur la nécessité d’éviter les contrôles inutiles. Il a précisé que le collectif avait permis d’empêcher des contrôles d’identité et des fouilles de sacs pour un groupe de jeunes se rendant à la manifestation. Émilie, une autre mère de famille, a rejoint le collectif et a exprimé sa fierté quant à la participation de son fils au mouvement, soulignant la légitimité des revendications des élèves. Elle a encouragé son fils à rester prudent et à ne pas s’isoler pendant les rassemblements. La manifestation, qui a débuté à 10 h 30 depuis la place Bellecour, a rassemblé des milliers d’élèves, soutenus par des adultes, avec des sections locales de la CGT assurant une médiation entre la police et les étudiants. Selon la préfecture, plus de 20 000 personnes ont participé à la marche.