Les plans français d'arrachage de vignes ne résolvent pas la crise viticole, les prix restant stables malgré la baisse de production.
Les plans d'arrachage de vignes ne règlent pas la crise viticole
Les plans successifs d'arrachage de vignes mis en œuvre en France n'ont pas permis de résoudre la crise viticole, selon le Modef, un syndicat agricole qui réclame un prix minimum pour les producteurs ainsi qu'un réexamen de l'utilisation des subventions de l'Union européenne.Des fonds publics soutiennent la réduction des vignobles
Ces plans, financés par des fonds publics, ont réduit les surfaces viticoles, « et pourtant, nous ne voyons pas les prix du vin augmenter. Ce qui est éliminé est remplacé par d'autres pays, cela ne fera qu'aggraver la crise viticole », a déclaré Didier Gadéa, président de la commission viticole du Mouvement pour la défense et la coordination des fermes familiales (Modef), à la presse jeudi 22 octobre.Le Modef réclame des changements de politique
Le Modef exhorte les responsables politiques à instaurer un prix minimum pour les producteurs de vin afin de garantir une rémunération équitable, et à réévaluer la manière dont les subventions de l'Union européenne sont attribuées afin de soutenir efficacement le secteur.La concurrence mondiale aggrave la crise
M. Gadéa a souligné que la réduction des vignobles en France n'entraîne pas de hausse des prix du vin, ce qui laisse penser que la production retirée est remplacée par celle d'autres pays, susceptible d'aggraver la crise viticole dans la région.