Les pépinières viticoles françaises augmentent leurs prix pour survivre à la crise du vin, réclamant des contrats plus solides avec les viticulteurs et un soutien du gouvernement.
Les pépinières viticoles augmentent leurs prix pour survivre
Les pépinières viticoles françaises augmentent le prix moyen des plants de vigne en raison de la hausse des coûts et de la baisse des ventes, alors qu'elles peinent à rester à flot dans le contexte de la crise viticole. La Fédération française des pépiniéristes viticulteurs (FFPV) a averti que le prix moyen actuel de 1,60 euro par plant ne suffit plus à couvrir leurs dépenses.La FFPV souligne la baisse du nombre de plants
Les membres de la FFPV ont révélé que le nombre de plants de vigne greffés mis en terre a fortement diminué, passant de plus de 200 millions en 2023 à 132 millions en 2026. Cette baisse met sous pression les pépiniéristes, qui cherchent désormais des moyens de stabiliser leur filière.La FFPV demande des prix plus élevés et de meilleurs contrats
Giovanni Varelli, vice-président de la FFPV, a suggéré que porter le prix d'un plant de vigne à 2 euros pourrait aider les pépinières à survivre. Il a souligné que cette hausse n'ajouterait que 2 centimes par plant et par an au coût pour les viticulteurs, qui amortissent généralement leurs investissements sur 20 ans.La FFPV appelle à des relations plus solides avec les viticulteurs
Christophe Raucaz, président de la FFPV, a insisté sur la nécessité pour les pépinières de nouer des relations plus sûres et durables avec les viticulteurs. Lors du congrès de la fédération, un guide pratique sur la contractualisation commerciale a été distribué pour soutenir cette démarche.La FFPV réclame un soutien public et des politiques plus claires
La FFPV est en discussion avec le ministère de l'Agriculture au sujet des accords contractuels entre les pépinières et les viticulteurs. Raucaz a averti que le soutien futur de l'État à la filière dépendrait de la réponse de la fédération à l'appel du ministère en faveur d'une collaboration renforcée.La FFPV fait face aux invendus et au manque de financement
Malgré la volonté de meilleurs contrats, la FFPV n'a pas encore reçu les 30 millions d'euros qu'elle estime nécessaires pour écouler les plants invendus des deux dernières saisons. Ce déficit financier s'ajoute aux difficultés d'un nombre de pépinières viticoles déjà en recul.La FFPV renforce ses liens avec la filière viticole
La FFPV travaille à se rapprocher davantage du monde viticole, dans le but de mettre au point de meilleurs outils de planification des besoins en plants. Les acteurs de la filière ont reconnu l'importance des pépiniéristes pour garantir la qualité et la durabilité des vignobles français.La FFPV rejoint une puissante fédération agricole
Pour gagner en visibilité et en soutien, la FFPV a rejoint en mars la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA). Cette démarche vise à faire en sorte que la filière des pépinières viticoles soit intégrée aux programmes de soutien à la viticulture et aux discussions sur les politiques publiques.Nouvelle réglementation sur la flavescence dorée ouverte à la consultation
Le gouvernement français a lancé une consultation publique sur un projet de décret destiné à remplacer la réglementation de 2021 relative à la lutte contre la flavescence dorée, une maladie qui touche la vigne. Les nouvelles règles prévoient des mesures de confinement, des dérogations pour les zones indemnes de la maladie et le respect des normes européennes. La consultation est ouverte jusqu'au 30 octobre, et le décret devrait entrer en vigueur en 2027.