Le gouvernement utilise les lois antiterroristes pour émettre des ordres de résidence contre des militants, élargissant la répression des mouvements sociaux.
Le gouvernement recourt à des lois antiterroristes pour des ordonnances de résidence
Le gouvernement a utilisé la législation antiterroriste au cours du week-end du 24 octobre pour émettre des ordonnances de résidence, c'est-à-dire des injonctions légales qui limitent le lieu où des personnes peuvent vivre. Ces ordonnances ont été appliquées à des militants et à des manifestants, même lorsqu'ils n'avaient aucun antécédent judiciaire.Des ordonnances visent des militants sans casier judiciaire
Des ordonnances de résidence ont été émises contre des militants qui n'avaient jamais été condamnés pour un crime. Le ministère de l'Intérieur a justifié ces mesures en invoquant des dispositions des lois antiterroristes, lesquelles sont généralement conçues pour prévenir les menaces à la sécurité nationale.Une pratique qui se répand rapidement
Le recours aux outils antiterroristes pour restreindre les déplacements des militants a été testé le 24 octobre, mais dès la semaine suivante, la pratique semblait généralisée. Cela laisse penser que le gouvernement pourrait utiliser ces lois de manière plus large pour contrôler les mouvements sociaux.Des inquiétudes face aux dérives juridiques
Les critiques affirment que l'application de lois antiterroristes pour restreindre la circulation de militants pacifiques constitue un abus de pouvoir juridique. Ils avertissent que cela pourrait brouiller la frontière entre les mesures de sécurité légitimes et la répression de la dissidence.