Les tensions politiques montent en France : LFI est appelée à financer les dégâts des manifestations, et des appels à une observation de l'ONU et des rassemblements de masse se poursuivent.
Faire financer les dégâts des manifestations par LFI
Laurent Marcangeli, président du groupe des députés Horizons, a suggéré dans un entretien à Radio J que le parti de gauche radicale La France insoumise (LFI) devrait contribuer à payer les dégâts causés par ses manifestations, qualifiant cette démarche de « solidaire des casseurs ». Il a décrit LFI comme la « vitrine légale de l'extrême gauche » et affirmé que son dirigeant, Jean-Luc Mélenchon, s'inscrit dans une situation « très insurrectionnelle », qui, selon Marcangeli, pourrait ressembler à une « guerre civile ».Critiques envers la direction de LFI
Marcangeli a également critiqué Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée, pour ne pas avoir condamné l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges lorsque le Premier ministre Sébastien Lecornu l'a interrogée à ce sujet. Ses propos interviennent alors que les tensions entre les groupes politiques et le gouvernement s'accroissent au sujet des récentes manifestations et de leurs conséquences.Demande d'une mission d'observation de l'ONU
La Ligue des droits de l'homme (LDH) a demandé aux Nations unies d'envoyer une mission d'observation en France, estimant que le maintien de l'ordre récent a été « particulièrement chaotique et incohérent ». Cette demande traduit les inquiétudes suscitées par la gestion des manifestations et des troubles à l'ordre public dans le pays par le gouvernement.Les manifestants attendent des réponses du gouvernement
Les organisations étudiantes et lycéennes attendent des annonces concrètes du Premier ministre Sébastien Lecornu à la suite d'une réunion lundi. Parallèlement, les syndicats de salariés se préparent à une journée de grève nationale et à des manifestations le 5 novembre. Le mouvement des « gilets jaunes » a également annoncé une nouvelle journée de mobilisation le 31 octobre.Les grandes manifestations se poursuivent
Des centaines de milliers de personnes ont continué à manifester samedi pour défendre leur pouvoir d'achat et réclamer de meilleurs services publics. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a estimé que les manifestations s'étaient « bien passées » malgré « près de 1 000 » interpellations, signe de la volonté du gouvernement de gérer la situation sans incidents majeurs.