Selon un rapport, des centaines de personnes ont été blessées lors des récentes manifestations, parmi lesquelles des étudiants, des enseignants, des policiers, des pompiers et des passants. Plusieurs écoles et universités ont été incendiées, et des infrastructures publiques ont été détruites, dont un camion de pompiers. Les réparations sont estimées à plusieurs dizaines de millions d’euros, mais la question de leur financement reste en suspens. Les manifestations ont été attribuées à l’influence de La France Insoumise (LFI), un parti politique français accusé d’avoir exploité une jeunesse déjà mécontente du système éducatif national. Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, aurait mené un groupe de jeunes manifestants et déclaré que « la violence est légitime ». Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, avait déclaré lors de la campagne présidentielle de 2012 qu’il fallait, pour gagner en influence politique, « conflictualiser tout… transformer un peuple révolté en peuple révolutionnaire ». Selon le rapport, cette stratégie vise à semer le chaos, paralyser le pays et, potentiellement, s’emparer du pouvoir, dans l’objectif de s’éloigner du pluralisme des démocraties occidentales au profit d’un modèle d’influence politique que Mélenchon est censé admirer. Le rapport affirme que Mélenchon a utilisé les étudiants comme pions, sapant ainsi la légitimité des mouvements de protestation juvéniles. Il souligne que les jeunes ont de bonnes raisons de s’indigner face à l’échec du système éducatif français, qui place le pays parmi les plus mal classés dans les classements PISA. Les étudiants s’inquiètent également de l’impact de l’intelligence artificielle et de la robotique sur le marché du travail, mais le système éducatif est décrit comme inadapté et trop restrictif. Le rapport relève aussi que, depuis quinze ans, les ministres de l’Éducation successifs ont été critiqués pour leur manque de fermeté ou leur orientation idéologique face à une administration centrale jugée « mortifère ». Malgré un budget éducatif élevé par élève, la France manque cruellement d’enseignants, ce qui entraîne des classes surchargées et des absences d’enseignants impossibles à combler. Le rapport souligne que le problème est similaire dans le secteur de la santé, où l’on constate un excès de personnel administratif et un manque criant de soignants. L’auteur propose de décentraliser les systèmes éducatif et sanitaire, à l’image du modèle allemand, pour améliorer leur efficacité. Le rapport critique le système administratif centralisé, le jugeant pléthorique dans tous les secteurs, au point que le nombre de fonctionnaires pourrait bientôt dépasser celui des agriculteurs. Ces fonctionnaires seraient à l’origine de réglementations étouffantes pour la croissance économique, comme l’avait déjà souligné l’ancien président Pompidou. Le rapport plaide pour un retour aux méthodes pédagogiques essentielles, axées sur l’apprentissage de la pensée critique et la préparation des élèves à leur vie de citoyens. Il estime qu’un gouvernement timoré est incapable de mener de telles réformes profondes. Il appelle enfin les électeurs français à bien choisir leur président en 2027, insistant sur la nécessité d’un dirigeant capable de réformer en profondeur pour assurer la prospérité et la grandeur du pays.