Des émeutes à Marseille ont entraîné le vol de dizaines de voitures dans un concession, utilisées ensuite pour commettre des délits, suscitant des inquiétudes dans le secteur automobile.
Émeutes contre un concessionnaire automobile à Marseille
Dans la nuit du 17 au 18 octobre, le concessionnaire Cap Milanesio, à Marseille, a été dépouillé de plusieurs dizaines de véhicules Skoda, Cupra et Seat pendant des émeutes. Ces voitures sont ensuite réapparues lors de vols, ce qui inquiète le secteur automobile local.Des voitures volées, des dégâts importants
De nouvelles voitures, prêtes à être livrées, ont disparu dans le chaos des émeutes. Les violences se sont aussi étendues aux parkings de professionnels de l'automobile, et plus de mille véhicules ont été endommagés sur la voie publique à travers le pays, selon les premières estimations de la sécurité civile.Le concessionnaire subit de lourdes pertes
Le concessionnaire Cap Milanesio, situé dans les quartiers nord de Marseille, distribue les marques Skoda, Cupra et Seat du groupe Volkswagen. Plusieurs dizaines de voitures ont été volées après une effraction. Les propriétaires du concessionnaire estiment les dégâts liés aux véhicules volés entre 600 000 et 800 000 euros.Des voleurs agissant de manière organisée
Le groupe de voleurs compterait une cinquantaine de personnes, qui ont réussi à dérober les véhicules avant l'aube. Sur place, plusieurs véhicules ont été endommagés, parfois heurtés les uns contre les autres, et les bureaux administratifs ont été fortement dégradés. Cette affaire s'ajoute à au moins cinq concessionnaires de deux-roues visés la même nuit, où une trentaine de motos et de scooters ont également été volés, pour des dégâts dépassant un million d'euros selon le syndicat Mobilians.Des voitures volées servant à d'autres délits
Dès le début de l'enquête, la police a estimé que les voitures volées serviraient à d'autres actes délictueux. Ce scénario a été confirmé dans les jours qui ont suivi le pillage de Cap Milanesio. Au moins deux vols ont été commis avec des véhicules provenant du concessionnaire, repérés grâce à des systèmes de surveillance automatisée.Une enquête en cours, à portée nationale
L'enquête menée à Marseille a conduit à l'interpellation de quatre personnes, placées sous le statut de mise en examen et libérées sous contrôle judiciaire. Les enquêteurs cherchent toujours à identifier le reste du groupe, estimé à une cinquantaine de personnes, et à retracer le parcours de chaque véhicule utilisé lors de ces vols. À l'échelle nationale, près de 64 000 véhicules ont été volés en 2025, pour un coût estimé à environ 600 millions d'euros pour les assureurs. Ce chiffre illustre l'ampleur du problème pour les professionnels de l'automobile, en particulier dans une ville comme Marseille, qui a connu plusieurs vagues d'émeutes.