La tension monte à l'approche de la journée de mobilisation

À trois jours d'une nouvelle journée de mobilisation prévue le 31 octobre 2026, la tension reste élevée à Marseille. Les commerçants locaux font état d'une anxiété croissante, car des groupes de jeunes, dont des mineurs âgés de 14 ans, sont soupçonnés de repérer des lieux pour de possibles actes de vandalisme.

Des vandales agissent au grand jour dans les zones commerciales

À Marseille, des vandales entreraient ouvertement dans les boutiques en se faisant passer pour de simples clients. Un commerçant a raconté que quatre jeunes lui avaient dit, en riant : « On revient samedi. » Ces groupes repéreraient les magasins, en particulier ceux qui vendent des articles de valeur, comme des vêtements de marque.

Des commerces vulnérables et peu protégés

De nombreuses boutiques du secteur sont mal protégées et se contentent de simples panneaux en bois pour sécuriser leurs vitrines. Beaucoup de magasins ayant déjà fermé, les commerçants restants se sentent exposés. Des vandales circulent à scooter ou à vélo et annoncent sans détour leur intention de s'introduire dans les boutiques.

Les commerçants face à l'incertitude

Marie-Pierre Cartier, présidente de l'association Commerce Positif, explique que les commerçants ne savent pas si les personnes qui s'approchent sont de véritables clients ou des éclaireurs. Cette incertitude provoque des nuits blanches et une surveillance constante des images des caméras.

Des annonces suspectes amènent l'action du gouvernement

Plus de 1 700 annonces en ligne suspectes ont été identifiées, certains vandales affirmant revendre sur Internet des marchandises volées. Le ministre des PME, Serge Papin, a annoncé que ces annonces avaient été retirées des plateformes de revente.

Une nouvelle loi vise à répondre aux troubles

Le Sénat a adopté la proposition de loi « vandale-payeur », en réponse aux incidents précédents, qui introduit des mesures plus strictes pour rétablir l'ordre. Toutefois, certains élus de gauche critiquent ce texte, qu'ils jugent susceptible de porter atteinte au droit de manifester.