Les cartes à collectionner Pokémon et One Piece sont devenues un sujet brûlant en France, alors que des revendeurs, surnommés « scalpers », achètent de grandes quantités de cartes pour les revendre à des prix bien plus élevés en ligne. Cette pratique exaspère de nombreux collectionneurs et fans de longue date, qui la jugent injuste et limitante pour l’accès aux cartes qu’ils désirent vraiment. Laurent Seror, gérant du magasin parisien de cartes à collectionner Atmos Arena, explique que ces cartes sont particulièrement vulnérables au scalping en raison de leur forte demande et de leur disponibilité limitée. Les cartes Pokémon, en particulier, dominent le marché, représentant 66 % des ventes au cours des trois derniers mois, loin devant d’autres licences populaires comme One Piece ou Magic : The Gathering.
Le problème a atteint son paroxysme le 16 septembre, date de sortie des premières cartes commémoratives Pokémon pour marquer les 30 ans de la franchise. Luigi, un passionné de Pokémon de 50 ans, s’est présenté à un magasin Cultura en région parisienne à 7 heures du matin, espérant acheter la fameuse Elite Trainer Box (ETB), vendue autour de 50 euros. Après quatre heures d’attente dans la file, il a découvert que la boîte était déjà épuisée. Pire encore, il a vu des revendeurs la proposer à plus de 200 euros sur des sites comme eBay.fr. Cette flambée de la demande a entraîné une forte hausse des ventes de cartes à collectionner dans toute la France, avec une augmentation de 74 % des ventes dans le secteur des jouets pour la semaine de la sortie, selon l’experte du marché Frédérique Tutt, de Circana.
Face à l’ampleur du phénomène, les grandes enseignes ont mis en place de nouvelles mesures pour tenter de limiter l’impact des scalpers. Des magasins comme Cultura, JouéClub, King Jouet et La Grande Récré vendent désormais les cartes Pokémon en caisse ou dans des présentoirs fermés, plutôt que sur des étagères ouvertes. Ils limitent également les achats à une seule copie par client pour les sorties très attendues. Pourtant, ces initiatives n’ont pas découragé les scalpers les plus déterminés. Alexandre, un adolescent de 17 ans, est parvenu à acheter cinq ETB dans différents magasins avec l’aide de ses amis, dépensant 395 euros avant de les revendre 960 euros, réalisant ainsi un bénéfice d’environ 180 euros par boîte.
Malgré les frustrations, le phénomène Pokémon continue d’attirer un large public. Selon Circana, 41 % des nouveaux acheteurs de cartes Pokémon en Europe ont 12 ans ou plus, et les experts estiment que la réussite à long terme de la franchise dépend de l’engagement des enfants, afin qu’ils continuent à collectionner une fois adultes. Laurent Seror souligne que même les cartes communes, comme un Pikachu brillant, peuvent apporter de la joie aux jeunes collectionneurs, les rendant plus faciles à satisfaire. Pendant ce temps, des fans comme Luigi et « Hodor », un passionné de Pokémon de 41 ans, espèrent que The Pokémon Company trouvera des solutions pour endiguer le problème du scalping, qu’ils jugent préjudiciable à l’expérience des collectionneurs authentiques.
Les pratiques de revente de cartes Pokémon suscitent la frustration des collectionneurs en France
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
pokemonscalpingtrading-cardsspeculationone-pieceretail-strategy



