Mandats annulés par décision de justice

Rhany Slimane Tich-Tich a perdu ses deux mandats électifs à la suite de trois décisions du tribunal administratif de Montpellier rendues le 13 octobre. Le tribunal a annulé son élection au conseil municipal et au conseil communautaire, mettant fin à ses fonctions politiques dans la ville.

Des recours à l'origine de l'annulation

Les décisions du tribunal font suite aux recours déposés par deux électeurs montpelliérains ainsi que par la préfecture de l'Hérault. Ces parties ont contesté l'éligibilité de Slimane lors des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Le litige portait sur la question de savoir si Slimane remplissait les conditions requises pour se présenter.

Slimane figurait sur une liste de solidarité

Rhany Slimane avait été élu sur la liste « Faire mieux pour Montpellier solidaire », conduite par Nathalie Oziol. Lors de l'audience du 29 septembre, Slimane a défendu sa candidature, affirmant que le tribunal avait tendu un « piège » concernant les conditions de sa démission de son emploi précédent.

Démission et litige sur le préavis

Le différend portait sur l'ancien poste de Slimane, qui était collaborateur d'un groupe d'élus d'opposition au conseil municipal de Montpellier. Il avait présenté sa démission par courriel le 19 février 2026, en demandant à être dispensé d'un préavis d'un mois. Toutefois, l'administration municipale n'a pas accordé cette dispense.

Les arguments de Slimane non retenus

Slimane affirmait que sa démission avait été acceptée par le président de son groupe politique et qu'il avait reçu un accord oral de la part du service des ressources humaines. Le tribunal n'a cependant trouvé aucune preuve d'une acceptation formelle de sa démission avant le 15 mars. En outre, la commune a continué à le rémunérer après qu'il eut présenté sa demande de démission.