Un responsable corse conteste les conclusions de l'audit

Jean-Félix Acquaviva, responsable des transports en Corse, a critiqué un récent rapport de la Chambre régionale des comptes selon lequel 51 % des routes de l'île sont en mauvais ou très mauvais état. S'il n'a pas remis en cause les données elles-mêmes, il estime que le rapport dénature l'état actuel des infrastructures et ne tient pas compte des améliorations récentes réalisées depuis la création de la collectivité unique de Corse.

Un rapport fondé sur les données de la collectivité

M. Acquaviva a expliqué que l'audit s'appuyait sur les données collectées par les services de la Collectivité de Corse, qui ont mené une enquête portant sur quelque 15 000 ouvrages à travers la région. Ce chiffre n'était auparavant estimé qu'à 5 000. Il reproche au rapport de ne pas reconnaître correctement cette nouvelle approche, ni les efforts de planification qui ont suivi.

Un rapport qui reprend des actions existantes

Il a également contesté le fait que l'audit présente comme nouvelles des recommandations dont beaucoup avaient déjà été proposées, approuvées ou mises en œuvre avant la réalisation de l'audit. Tout en reconnaissant que le réseau routier nécessite des investissements importants, il a rejeté l'idée que la politique routière de la Collectivité de Corse aurait échoué.

Les problèmes récents d'infrastructures en Corse

Les récents épisodes météorologiques en Haute-Corse, notamment l'effondrement du pont de Chisà, ont mis en lumière les défis auxquels est confrontée l'infrastructure de la région. Le pont a été récemment rouvert grâce aux efforts des services routiers locaux et des entreprises. D'autres secteurs, comme Ghisonaccia et Prunelli-di-Fium'Orbo, font l'objet d'une surveillance étroite en raison des risques de glissements de terrain et de la dégradation des conditions.

Un plan d'investissement pour l'entretien des routes

Pour répondre à ces enjeux, la Collectivité de Corse a lancé un plan pluriannuel d'investissement (PPI) pour la période 2026-2030, qui prévoit entre 50 et 55 millions d'euros par an pour l'entretien des routes. M. Acquaviva a également présenté le Plan pluriannuel d'entretien, une mise en œuvre concrète du PPI destinée à organiser et programmer l'entretien des routes en fonction de l'état des infrastructures.

Concilier les besoins et des moyens limités

M. Acquaviva a reconnu que, si la collectivité souhaiterait investir davantage, elle doit faire face à des besoins importants avec des ressources limitées. Des projets tels que le contournement d'Ajaccio et le rehaussement du rond-point de la Tragona, à Mezzana et Biguglia, sont prévus, même si des procédures environnementales et réglementaires pourraient entraîner des retards.