En janvier 2024, une nouvelle initiative de santé appelée bilans prévention a été lancée en France, entièrement financée par l’Assurance Maladie. Ces bilans visent à encourager les habitudes saines, à promouvoir la vaccination et à prévenir les maladies chroniques. Ils sont proposés aux personnes appartenant à quatre tranches d’âge spécifiques : 18-25 ans, 45-50 ans, 60-65 ans et 70-75 ans. À l’origine, les médecins, infirmiers, sages-femmes et pharmaciens étaient habilités à réaliser ces bilans. En octobre 2024, les masseurs-kinésithérapeutes ont été ajoutés à la liste des professionnels éligibles. Le programme a connu un démarrage lent, avec seulement 60 882 bilans réalisés en 2024. Cependant, le 5 octobre 2026, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, s’est déclarée satisfaite des progrès accomplis, s’appuyant sur les données du Système national des données de santé. Au 31 août 2026, près de 690 000 bilans avaient été effectués, soit 45 000 par mois. L’objectif fixé par la Politique prioritaire du gouvernement 2026 est que 10 % des 21 millions de Français éligibles y aient recours. Les pharmaciens ont joué un rôle clé dans ce programme, assurant 58 % de l’ensemble des bilans réalisés entre janvier 2024 et août 2026. Les médecins ont contribué à hauteur de 34 %, tandis que les infirmiers et les sages-femmes représentaient chacun environ 4 %. Au 23 septembre 2026, les pharmaciens constituaient 43,6 % des professionnels inscrits dans l’annuaire santé.fr, qui recense tous les praticiens éligibles. Les infirmiers les suivaient de près avec 43,1 %, tandis que les médecins et les sages-femmes étaient bien moins représentés, avec respectivement 4,4 % et 3,9 %. Les masseurs-kinésithérapeutes, entrés plus récemment dans le dispositif, représentaient 4,5 % des professionnels inscrits. La répartition des bilans entre les quatre tranches d’âge s’est avérée relativement équilibrée. La tranche 18-25 ans a enregistré le plus grand nombre de bilans, avec 31 % des rendez-vous. Elle est suivie par la tranche 60-65 ans (24 %), puis par celle des 70-75 ans (22 %), et enfin par celle des 45-50 ans (20 %). Ces chiffres suggèrent que l’initiative touche un large éventail de personnes à différents stades de la vie, contribuant potentiellement à l’amélioration de la santé publique dans l’ensemble de la population.