La tension sur le marché du travail en France s'est atténuée en 2025, avec 46 % des emplois en forte tension, contre 56 % en 2024, selon une étude de la Dares et de France Travail.
Recul des tensions sur le marché du travail en France
Une étude de la Dares et de France Travail, publiée le 22 octobre 2026, montre que les emplois à tensions fortes ou très fortes représentaient 46 % de l'emploi total en 2025, contre 56 % en 2024. Il s'agit du niveau le plus bas de tensions sur le marché du travail depuis 2017, en dehors de la période de crise sanitaire.Les difficultés de recrutement restent fréquentes
Malgré cette baisse générale, plus de la moitié des emplois étudiés en 2025 sont toujours classés comme présentant des difficultés de recrutement. Cette proportion était de près des deux tiers en 2024, mais la diminution varie selon les niveaux de qualification et les secteurs d'activité.L'activité économique influe sur les embauches
La baisse des tensions sur le marché du travail ne signifie pas que les embauches ont augmenté. Lorsque les entreprises recrutent moins, elles se disputent moins les mêmes candidats. Les résultats de la Dares doivent donc être replacés dans le contexte plus large de l'activité économique et des tendances du marché du travail.Des données sur les embauches aux résultats contrastés
Selon la Dares, 6 603 800 embauches ont été enregistrées dans le secteur privé en France métropolitaine au deuxième trimestre 2026. Cela représente une hausse de 0,5 % par rapport au trimestre précédent, mais les embauches en contrat à durée indéterminée ont reculé de 0,9 %, poursuivant une tendance à la baisse observée au trimestre précédent.Les conditions locales influencent la disponibilité des emplois
Si les statistiques nationales traduisent un allègement général des tensions à l'embauche, les conditions locales peuvent encore rendre certains postes difficiles à pourvoir. Les emplois exigeant des compétences rares, des horaires contraignants ou de mauvaises conditions de travail peuvent rester difficiles à pourvoir, même lorsque le recrutement ralentit globalement.Les intentions d'embauche des employeurs en baisse
L'enquête annuelle de France Travail, Besoins en main-d'œuvre, indique que les employeurs prévoyaient 2,28 millions de projets de recrutement pour 2026, dont 43,8 % jugés difficiles. Ce taux est en baisse par rapport aux 50,1 % enregistrés en 2025, ce qui traduit un passage de pénuries de main-d'œuvre généralisées à des difficultés plus ciblées.