Les représentants du collectif des victimes de Bétharram espéraient rencontrer le pape Léon XIV lors de sa visite en France à la fin du mois de septembre. Ce groupe, composé de personnes qui ont subi des agressions sexuelles lorsqu'elles étaient étudiantes dans une école catholique privée dans les années 1990, souhaitait un entretien pour exprimer le trauma qu'elles ont vécu et exiger des sanctions. Cependant, leur demande a été refusée par la Conférence des évêques, organisme représentant le clergé catholique en France. Le cas de Bétharram, révélé en 2024, est devenu un moment important dans le débat en cours sur la violence sexuelle dans les institutions éducatives catholiques privées. La décision des victimes de s'exprimer a entraîné une couverture médiatique extensive et des débats publics, mettant en lumière un problème ancien d'abus au sein de ces institutions. Leur courage a permis de briser le silence qui entourait ces incidents depuis longtemps, encourageant d'autres personnes à partager leurs propres histoires. Le refus de la demande de rencontre par les évêques a suscité des critiques de la part de certains membres du public et d'organismes de défense. Ils considèrent que l'Église devrait s'engager directement avec les victimes pour montrer sa solidarité et son soutien. D'autres pensent que la réponse des évêques reflète une réticence à faire face au passé et à assumer les actes des membres du clergé du passé. Le cas de Bétharram a également contribué à un débat politique plus large sur la nécessité de réformes institutionnelles et d'une plus grande transparence au sein des organisations religieuses. Alors que le public continue à exiger des sanctions, le rôle de l'Église catholique dans la prise en charge des abus historiques reste un sujet d'analyse et de débat intense.