Le collectif des victimes de Bétharram a exprimé son "consternation" face à la décision du pape de ne pas les rencontrer lors de sa visite à Lourdes en septembre. Ce groupe, composé de plus de 200 anciens élèves victimes d'abus à l'école de Bétharram, avait demandé un entretien avec le pape depuis juillet 2025 et avait renouvelé sa demande en mai 2026. Ils décrivent leur demande comme simple : un bref moment de prière, la réception d'une bénédiction et la présentation de cinq propositions spécifiques visant à protéger, réparer et prévenir les dommages futurs. Le collectif a exprimé sa déception, déclarant : "Cette main tendue aux victimes vient d'être refusée", et a insisté sur le fait qu'ils ne recherchaient pas un privilège particulier, mais simplement l'occasion d'être entendus. Ils ont également souligné l'importance symbolique de la visite du pape à Lourdes, à quelques kilomètres de Bétharram, où de nombreux enfants ont subi des abus pendant des décennies. La Conférence des évêques français a annoncé que sept personnes victimes d'agressions sexuelles au sein de l'Église catholique rencontreront le pape lors de sa visite. Dans un communiqué publié le 28 août, la conférence a indiqué que le pape et l'Église en France souhaitaient rencontrer les survivants des abus. Le choix des sept personnes a été effectué en tenant compte de plusieurs critères, notamment leur diversité en termes d'âge, de genre, de nature de leurs expériences et des lieux où les abus ont eu lieu, tels que les écoles catholiques, les paroisses ou les communautés religieuses. La conférence a également pris en compte les régions où vivent les victimes ainsi que leurs engagements actuels. La Conférence des évêques français a reconnu la déception du collectif des victimes de Bétharram, expliquant que le choix des sept personnes avait été "très délicat et difficile". Elle a exprimé un "profond respect" pour toutes les personnes ayant souffert d'abus au sein de l'Église, y compris le collectif. Bien que le groupe n'ait pas été sélectionné pour la rencontre, l'Église a reconnu l'importance de leurs voix et de la souffrance qu'elles ont endurée. La visite du pape en France est prévue du 25 au 28 septembre. Le premier jour, il rencontrera le président Emmanuel Macron, visitera les locaux de l'UNESCO, assistera à un office de vêpres à la cathédrale de Notre-Dame de Paris et présidera une veillée des jeunes au Stade de France à Saint-Denis. Le lendemain, il célébrera la messe sur la place de la Concorde et le long des Champs-Élysées. Le 27 septembre, il se rendra à Lourdes pour une messe en plein air. Sa visite se terminera le 28 septembre à Moselle, où il devrait prononcer un discours sur l'Europe au centre de congrès de Metz et assister à une messe dans la cathédrale de la ville.