Selon Météo-France, l’été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des relevés en 1900, comme l’indique un communiqué publié le 3 septembre. La température moyenne sur 24 heures a atteint 24 °C, soit 3,6 °C de plus que les normales saisonnières. Cela place cette saison estivale complète devant les étés 2023 (+ 2,7 °C) et 2022 (+ 2,3 °C). Les mois de juin et juillet ont été les plus chauds jamais mesurés, avec des températures moyennes sur 24 heures dépassant les normales saisonnières de 4,8 °C, soit 1,5 °C de plus qu’en 2003. Seuls le début du mois de juin et la fin août ont connu des journées aux températures inférieures ou proches des normales. Les températures maximales de l’été 2026 ont souvent atteint des niveaux inédits et affichent en moyenne pour la saison une anomalie de 4,8 °C. Un autre record a été battu : le seuil des 40 °C, une température extrême dans le climat actuel de la France, a été dépassé à 178 reprises, dépassant ainsi les 88 fois de 2003 et les 72 fois de 2019. Ce seuil symbolique a été franchi pour la première fois dans plusieurs villes, dont Strasbourg, Metz, Alençon, Noirmoutier, Tarbes et Marignane. Ce niveau a même été dépassé dès le mois de juin et à plusieurs reprises pendant l’été dans certaines localités, comme Bourges (cinq fois), Bordeaux (sept fois), Cognac (huit fois) ou encore Saintes (dix fois). Les experts soulignent le lien indéniable entre ces observations et le réchauffement climatique. L’été 2026 présente une anomalie de 5 °C par rapport à un été moyen de l’ère préindustrielle, dont 2,4 °C sont directement attribuables au changement climatique. Les scientifiques qualifient cette saison estivale de « rare dans le climat actuel », avec une fréquence d’une possibilité sur 100. Pourtant, des étés encore plus chauds et moins pluvieux pourraient survenir au XXIe siècle, avec un risque accru en cas de réduction insuffisante des émissions de gaz à effet de serre. L’été météorologique, qui avait commencé le 1er juin, s’est achevé le 31 août. Les saisons météorologiques doivent être distinguées des saisons astronomiques ou calendaires. Ainsi, si l’automne débutera le 1er septembre selon la définition météorologique, il commencera le 23 septembre selon l’astronomie ou le calendrier. Les dates des saisons astronomiques dépendent des équinoxes et des solstices, tandis que celles des saisons météorologiques sont fixes.