Adoption d'un nouveau plan de gestion de l'eau

Le nouveau Schéma d'aménagement et de gestion des eaux (Sage) du bassin de la Vilaine a finalement été approuvé le 16 octobre lors d'une réunion de la Commission locale de l'eau (CLE) à Saint-Just (Ille-et-Vilaine). Le plan a recueilli 45 voix sur 63, dépassant la majorité des deux tiers requise pour son approbation.

Les défis de la qualité de l'eau dans le bassin de la Vilaine

Le Sage, révisé depuis 2022, vise à améliorer la qualité de l'eau dans le bassin de la Vilaine, où moins de 6 % des masses d'eau de surface sont en bon état écologique. Cette situation dégradée est principalement attribuée aux pratiques agricoles intensives, qui reposent sur une utilisation importante de pesticides.

L'interdiction des herbicides du maïs suscite la polémique

L'une des dispositions clés du Sage, connue sous le nom de « règle n° 1 », propose d'interdire l'utilisation d'herbicides sur le maïs dans les parcelles en forte pente situées à proximité des aires de captage d'eau potable prioritaires. Ces zones couvrent 1,4 % du bassin couvert par le plan de gestion de l'eau. Cette règle a provoqué des tensions avec le monde agricole, entraînant des blocages de la part de syndicats représentant l'agriculture productiviste et retardant l'adoption définitive du plan.

La Commission résiste à la pression agricole

Malgré une forte opposition des organisations agricoles, la CLE n'a pas cédé aux menaces des syndicats majoritaires. Le Sage a été officiellement adopté dans la matinée du 16 octobre. Ludovic Brossard, président de la Communauté d'agglomération Rennes Bassin de la Vilaine (Rennes Métropole pour l'eau) et conseiller municipal de Rennes, a été élu nouveau président de la CLE. Ludovic Brossard est connu pour son engagement environnemental et ses efforts pour sortir progressivement de l'utilisation des pesticides.

Les associations environnementales saluent l'approbation du plan

Des organisations environnementales, dont le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest (CVSPO), la Confédération paysanne et Eau et Rivières de Bretagne, ont activement soutenu le Sage. Elles se sont heurtées à l'opposition de la FNSEA, le principal syndicat agricole. Pauline Pennober, d'Eau et Rivières de Bretagne, s'est dite soulagée que le plan avance enfin, affirmant que la démocratie l'a emporté. Les associations attendent désormais la ratification de l'arrêté par le préfet, qui devrait prendre un à deux mois, avant l'entrée en vigueur du nouveau Sage.