Refus des Émirats arabes unis de participer financièrement

Les Émirats arabes unis avaient été sollicités par la France pour contribuer à hauteur de 3,5 milliards d'euros au développement du chasseur-bombardier Rafale F5. Cette proposition n'a toutefois pas été acceptée par les Émirats, ce qui a constitué un obstacle majeur à la coopération entre les deux pays.

La France assume seule le développement

Malgré le refus émirati, la France a décidé de poursuivre seule le développement du Rafale F5. Cette décision a été prise lors de la préparation de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 actualisée, qui a donné la priorité au Rafale F5 sur d'autres projets militaires.

Premiers contrats attribués pour le développement

En septembre, la Direction générale de l'armement (DGA) a commencé à attribuer des contrats pour le projet Rafale F5. L'un des premiers a été confié à Safran pour la conception préliminaire du moteur M88 T-REX, qui devrait offrir une poussée supérieure de 20 % à celle du moteur actuel, le M88-2.

L'engagement émirati change la donne

Un tournant important s'est produit lorsque les forces françaises ont contribué à protéger les Émirats arabes unis contre les attaques iraniennes, dans le cadre de l'opération américaine « Wrath of the Eagle ». Pendant cette opération, les avions de combat Rafale ont joué un rôle déterminant dans l'interception de drones et de missiles.

Un nouvel accord renforce les liens de défense

À la suite de cet engagement, les discussions entre la France et les Émirats arabes unis ont repris et ont abouti à un accord intergouvernemental signé lors de la récente visite du président Macron aux Émirats. Emmanuel Macron a souligné l'importance de consolider les relations de défense et de signer des accords sur l'avenir du chasseur Rafale.

La coopération industrielle franco-émirienne

Lors de sa visite, le président Macron a visité Edge, une entreprise de défense émirienne qui développe ses activités en France. Edge a créé une filiale à Paris et signé avec des organisations de défense françaises, dont Safran, des accords visant à codévelopper des armements de nouvelle génération.

Une implication possible du Qatar dans la modernisation des Rafale

Le président Macron a également évoqué un projet de modernisation des capacités aériennes du Qatar grâce à une « nouvelle génération de Rafale ». On ignore encore s'il s'agit du Rafale F5 ou de la version F4. Par ailleurs, le Qatar s'intéresse à l'acquisition de véhicules de combat d'infanterie (VBCI) auprès de la France, un dossier longtemps bloqué par des tensions diplomatiques.