Une analyse du journaliste Jean-Paul Brighelli met en lumière des inquiétudes croissantes face à une crise qui s’aggrave dans les lycées. Selon lui, les troubles, incluant émeutes, incendies et actes de violence envers des individus, pourraient s’inscrire dans une dynamique plus large et organisée. Brighelli établit un lien entre ces actions et le paysage politique, notamment l’influence du Parti de gauche (La France Insoumise, LFI). Rodolphe Cart, dans son éditorial du numéro de septembre de Causeur, avait déjà souligné comment LFI participait à l’alimentation de ces perturbations, se positionnant comme une force politique qui divise délibérément ses soutiens en désignant des ennemis spécifiques pour chaque faction. Ces ennemis incluent Israël pour les Palestiniens, le Rassemblement National (RN) d’extrême droite pour les antifascistes, le capitalisme pour les écologistes, et l’identité française traditionnelle pour ceux qui défendent une « Nouvelle France ». Le parti prospère ainsi sur les conflits internes qu’il génère. Les lycéens, les enseignants et les responsables encore modérés, ainsi que les forces de l’ordre, sont pris pour cibles sous le slogan « ACAB », signifiant « All Cops Are Bastards ». Le gouvernement, paralysé par la crainte de dérapages policiers, peine à réagir efficacement face aux émeutes. Plusieurs établissements, dont le lycée Nelson-Mandela à Nantes, ont été incendiés. Cet établissement, connu pour ses éco-structures en bois, a brûlé de manière spectaculaire. Le coût de leur reconstruction devrait être prélevé sur les budgets alloués à l’éducation, certaines propositions évoquant même la suppression des aides et avantages réservés aux familles des élèves impliqués dans les troubles. Les revendications des élèves, comme la réduction du nombre d’heures de cours ou l’augmentation des effectifs enseignants, sont jugées irréalistes dans le contexte actuel. L’article estime que ces demandes servent surtout à détourner l’attention des problèmes de fond. Parallèlement, les spéculations politiques s’intensifient à l’approche des élections. Si Marine Le Pen, en tête des sondages, l’emporte, le second tour pourrait ne pas se jouer dans l’enceinte du Parlement, mais dans la rue, avec un risque accru de violences. Bien que l’électorat de droite soit décrit comme réticent à s’engager dans un conflit armé, on observe une hausse des demandes d’adhésion aux stands de tir et des permis de chasse. L’article évoque également la possibilité d’une guerre civile. L’auteur annonce d’ailleurs la publication, début mars, d’un essai intitulé Guerre civile, affirmant que les événements actuels correspondent à des prédictions antérieures et que cette crise s’inscrit dans une tendance de long terme plutôt que dans un épisode isolé.