Le vendredi 2 octobre, un incident s’est produit près du lycée Roland-Garros au Tampon, dans un contexte de mobilisation lycéenne. Un jeune homme a été plaqué au sol, menotté par une personne dépositaire de l’autorité publique, tandis qu’une autre lui maintenait un genou sur la nuque. Le parquet de Saint-Pierre a ouvert une enquête pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique », confiée à la section de recherches de Saint-Denis. À La Réunion, il n’existe pas de services de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) ni de l’IGGN (Inspection générale de la gendarmerie nationale), ce qui exclut leur intervention, selon le procureur de Saint-Pierre. L’Union des femmes de La Réunion (UFR) a dénoncé la « proportionnalité de l’intervention », qualifiant le niveau de violence d’« inacceptable » et les images de « profondément choquantes ». L’organisation a estimé que la scène « interroge sérieusement la proportionnalité de l’intervention et le recours à la violence dans la réponse apportée à notre jeunesse ». Dans un communiqué, l’UFR a souligné que « devant un lycée, l’autorité de la République doit protéger, guider et dialoguer. Elle ne peut s’exprimer par l’humiliation et la brutalité ». L’association exige des explications des autorités et de l’académie, ainsi que l’ouverture d’une enquête administrative pour établir les circonstances exactes de l’incident. Un examen médical est en cours, et le procureur de Saint-Pierre a précisé que l’enquête pénale avait été ouverte « immédiatement » après la diffusion de la vidéo, le 5 octobre 2026. Dans le cadre de la mobilisation lycéenne, les élèves du lycée d’État Émile Letournel ont reçu mardi un lien vers une plateforme de consultation pour exprimer leur avis. Ils disposent jusqu’au 23 octobre pour répondre, selon le ministère de l’Éducation nationale. Le mardi 6 octobre, douze mineurs ont été placés en garde à vue après des incidents dans plusieurs établissements de Guadeloupe. Cinq d’entre eux seront présentés au tribunal pour enfants, cinq autres feront l’objet d’une réponse éducative, tandis que les deux derniers ne seront pas poursuivis faute de preuves. À la suite d’une réunion entre le recteur de l’académie de Martinique et des représentants lycéens, lundi 5 octobre, le dialogue doit se poursuivre directement dans les établissements. Des temps d’échange pour recueillir les préoccupations et propositions des élèves pourraient être organisés, a précisé l’académie, sans qu’il s’agisse d’une fermeture des établissements. Depuis le début du mouvement lycéen fin septembre en Martinique, plus d’une dizaine d’élèves âgés de 15 à 19 ans ont été interpellés. Le barreau de Martinique renforce son soutien juridique pour « vérifier si les gardes à vue sont justifiées ». Côté sport, la Martinique se prépare pour les éliminatoires de la Gold Cup 2027 de la Concacaf, affrontant Aruba en match aller-retour. Le vainqueur se qualifiera pour le tournoi préliminaire. Un ressortissant polonais a été interpellé à l’aéroport Aimé-Césaire le 27 septembre 2026 pour avoir dissimulé plus d’1 kilo de cocaïne autour des cuisses, et a écopé d’une peine de 12 mois de prison. En Haïti, les élections présidentielle et législatives ont été reportées sine die par les autorités électorales haïtiennes, sans nouvelle date annoncée, le 6 octobre. Par ailleurs, la Guadeloupe reste en alerte jaune pour des pluies diluviennes et des orages liés à la onde tropicale numéro 47. En Martinique, un glissement de terrain près de la Brèche, le 7 octobre 2026, pourrait perturber deux épreuves du Grand Raid 2026, nécessitant des travaux de sécurisation et pouvant modifier les parcours de la Diagonale des Fous et du Trail de Bourbon. La situation reste cependant incertaine.