L’effort de la NASA pour sauver le télescope Swift, un observatoire spatial lancé en 2004, s’est soldée par un échec. Conçu pour étudier les sursauts gamma – des éclats de lumière intenses dans l’espace –, le télescope a vu son altitude diminuer en raison de la traînée atmosphérique, une force naturelle qui ralentit les satellites en orbite basse. À l’approche de la fin de sa vie opérationnelle, il finira par pénétrer dans l’atmosphère terrestre et se consumer. En novembre 2025, la NASA a confié à Katalyst Space Technologies, une jeune entreprise, la mission de sauver Swift à l’aide d’un vaisseau spatial baptisé LINK. Lancé le 3 juillet, LINK s’est approché à dix kilomètres de Swift sans parvenir à établir de contact. Il est rentré dans l’atmosphère terrestre le 25 septembre, mettant fin à la mission.
Malgré cet échec, la mission est considérée comme un succès majeur. Selon Ars Technica, le simple fait qu’une telle opération ait été lancée constitue déjà une grande avancée. En temps normal, concevoir, construire et tester un satellite de cette envergure prend plusieurs années, mais Katalyst a mené à bien le projet en neuf mois grâce à un processus flexible et accéléré. Le coût de la mission s’élève à environ 30 millions de dollars, une somme bien inférieure aux 1,5 milliard de dollars dépensés pour le projet OSAM-1 de la NASA, abandonné en 2024.
La mission s’est déroulée en pleine fermeture partielle du gouvernement fédéral, ce qui a compliqué le financement et la logistique. Katalyst avait besoin d’un accès rapide à des pièces détachées, poussant la NASA à accélérer les paiements. Pendant ce temps, les opérateurs de Swift ont prolongé sa durée de vie en réorientant le télescope pour réduire la traînée, une manœuvre qui a temporairement interrompu les observations scientifiques. Des problèmes techniques, comme une surchauffe dans le circuit de freinage des roues de réaction du télescope – des dispositifs gyroscopiques qui contrôlent son orientation – sont apparus après le lancement. Ces dysfonctionnements n’avaient pas été détectés auparavant en raison des contraintes de temps. Si certains systèmes, comme les bras robotisés ou les propulseurs à plasma, ont fonctionné comme prévu, d’autres ont échoué, empêchant la mission d’atteindre son objectif.
Bien que la mission n’ait pas réussi à sauver Swift, ses avancées partielles sont perçues comme une base pour de futures opérations de maintenance orbitale à moindre coût. Kieran Wilson, responsable de la mission chez Katalyst, a déclaré que ces résultats représentent « un plancher, et non un plafond » de ce que de telles missions peuvent accomplir. Il a exprimé sa déception tout en reconnaissant les progrès réalisés. La NASA reste déterminée à poursuivre ce type de missions, ses responsables affirmant que ce ne sera pas la dernière tentative. L’agence explore déjà des missions potentielles pour d’autres télescopes vieillissants, comme Hubble et Chandra. D’autres entreprises, comme Starfish Space et Northrop Grumman, travaillent également sur des projets de rendez-vous orbitaux.
La perte de Swift créera un vide important dans les capacités scientifiques de la NASA. Selon Shawn Domagal-Goldman, directeur de la division d’astrophysique de la NASA, le télescope a apporté des contributions majeures à la compréhension de l’univers. Les missions de maintenance orbitale visent à prolonger la durée de vie des satellites grâce à diverses techniques, comme le ravitaillement, les réparations ou une rentrée contrôlée. Une composante clé de ces missions réside dans la capacité à interagir physiquement avec un satellite, en utilisant des bras robotisés ou des systèmes d’amarrage, et à transférer de l’énergie ou des propergols. Ces efforts sont considérés comme essentiels pour réduire les coûts et gérer les débris spatiaux.
La traînée atmosphérique, qui affecte les satellites en orbite basse, les fait descendre progressivement, même en l’absence de défaillances techniques. L’atmosphère à cette altitude n’est pas totalement vide ; elle contient des particules qui ralentissent peu à peu les satellites. Plus un satellite perd de l’altitude, plus la traînée augmente, créant un effet boule de neige qui accélère sa descente. Réorienter un satellite pour réduire son exposition aux particules atmosphériques peut gagner du temps, mais cela peut limiter l’utilisation de ses instruments. Sans propulsion pour rehausser son orbite, la rentrée dans l’atmosphère devient inévitable. Les roues de réaction, qui sont des gyroscopes internes utilisés pour contrôler l’orientation, dépendent d’un système de gestion de la vitesse et de la température. Si ce système tombe en panne, le contrôle d’attitude devient instable, ce qui peut empêcher le satellite de pointer correctement ses instruments ou ses panneaux solaires. Lors d’une mission de rendez-vous, une telle instabilité rend l’approche trop risquée.
La NASA échoue dans sa tentative de sauvetage du télescope Swift, révélant une nouvelle frontière dans la maintenance spatiale
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Clubic



