Les coûts de voyage augmentent pour beaucoup

Voyager devient de plus en plus inabordable pour de nombreuses personnes. Selon plusieurs rapports, la hausse des coûts et les nouvelles mesures fiscales risquent de faire du voyage un privilège réservé aux plus aisés.

Annulations de vols perturbent les projets

Dans la région de Brest, ainsi qu'à Bordeaux et à Lyon, les projets de voyage sont perturbés par des annulations de vols de Volotea, une compagnie low-cost. L'entreprise peine à faire face à la hausse des prix du carburant, que son modèle économique fondé sur des billets à bas prix peine à absorber.

Les projets de vacances pourraient être affectés

En conséquence, de nombreux voyageurs potentiels pourraient rester chez eux pendant les vacances de la Toussaint, alors qu'ils espéraient se rendre dans des destinations comme Faro ou les îles Canaries.

Les solutions de transport deviennent plus chères

Les alternatives de transport deviennent elles aussi plus coûteuses. Prendre la voiture depuis Brest pour rejoindre l'aéroport de Nantes, autrefois une option inconfortable mais réalisable, est devenu très coûteux. Les petites baisses des prix du carburant promises par le gouvernement ne devraient pas changer cette situation.

Le train n'est pas une alternative bon marché

Par ailleurs, le train n'est pas non plus une alternative bon marché. Ainsi, même ceux qui préfèrent ne pas prendre l'avion peuvent faire face à des coûts plus élevés pour atteindre leurs destinations.

Le gouvernement français cible le secteur du tourisme

Malgré ces difficultés économiques, le secteur du voyage et des transports reste une cible du gouvernement français dans ses efforts pour réduire le déficit. Le projet de loi de finances pour 2027 (PLF 2027) prévoit d'augmenter les impôts pesant sur le secteur du tourisme.

Nouvelles taxes sur les infrastructures de transport

Par exemple, il vise à rendre progressive la taxe sur l'exploitation des infrastructures de transport de longue distance (TEITLD), dont le taux pourrait passer de 4,6 % à 12,2 % pour les opérateurs les plus rentables. Le projet de loi prévoit également de relever le plafond du tarif de sûreté et de sécurité (T2S) applicable aux petits aéroports régionaux, de 20 € à 22 € par passager.

Des fonds à prélever sur l'ANCV

Le gouvernement entend également prélever 125 millions d'euros sur les excédents de trésorerie de l'Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV), ce qui pourrait affaiblir les efforts de l'agence pour aider les voyageurs les plus modestes. Par ailleurs, la fiscalité applicable aux propriétaires qui louent leur bien via Airbnb devrait être durcie.

Le secteur du tourisme face à des choix difficiles

Face à ces difficultés, le secteur du tourisme pourrait n'avoir d'autre choix que de continuer à augmenter le prix de ses services et de supprimer les offres non rentables, ce qui pourrait contraindre de nombreux voyageurs à rester chez eux.