La circulation du tramway a été interrompue à Strasbourg à la demande de l’État « afin de limiter les déplacements de casseurs et de manifestants », a annoncé le préfet du Bas-Rhin jeudi 1er octobre. Des dégradations ont eu lieu devant plusieurs lycées de la capitale alsacienne. Le préfet du Bas-Rhin, Amaury de Saint-Quentin, a également interdit jusqu’à vendredi 2 octobre la détention, le transport et l’usage de pétards ainsi que le transport de carburant en bidons, selon un communiqué de la préfecture. Douze personnes ont été placées en garde à vue, a ajouté le représentant de l’État, évoquant des « dégâts importants ». Un magasin de sport a également été « victime de pillages », a-t-il précisé. « Des incidents en cours près des lycées » ont été signalés, comme ailleurs en France, ont constaté des journalistes de l’AFP et de BFMTV qui ont vu des jeunes s’attaquer à des équipements urbains près de plusieurs établissements strasbourgeois. Devant le lycée Couffignal, dans le sud de la ville, certains ont visé les abribus du tramway et mis le feu à des poubelles ainsi qu’à des barrières en plastique, provoquant la fonte des caténaires. « Les nombreux casseurs présents ce matin à Strasbourg n’ont rien à voir avec les revendications du mouvement étudiant, et beaucoup d’entre eux ne sont même pas scolarisés dans les établissements concernés », a estimé le préfet. « De nombreux incidents sont encore en cours près des lycées du Bas-Rhin », a indiqué la police nationale du département sur X, conseillant d’« éviter le centre-ville », où « de fortes concentrations sont attendues cet après-midi ». Les perturbations et les dégradations suscitent des inquiétudes quant à la sécurité publique et aux conséquences de ces actes sur les infrastructures et les commerces locaux. Les autorités s’emploient à rétablir l’ordre et à prévenir de nouveaux incidents dans la zone.