Les prix du gaz pour les ménages français ont presque doublé

En France, le prix du gaz par mégawattheure (MWh) payé par les ménages a presque doublé en cinq ans. Cette hausse a fortement pesé sur les coûts énergétiques des habitants, en particulier dans les régions où le gaz est encore largement utilisé pour le chauffage.

Les utilisateurs industriels sont les plus touchés par les prix du gaz

Le prix du gaz affecte avant tout les utilisateurs industriels, qui dépendent de l'énergie pour leurs procédés de fabrication. Toutefois, dans certains pays européens, le coût du MWh de gaz peut aussi peser sur les budgets des ménages, notamment dans les zones où le chauffage résidentiel dépend encore largement du gaz.

Le chauffage au gaz reste courant dans de nombreux pays européens

Près de 40 % des logements en France sont encore chauffés au gaz, selon l'ADEME, alors que le gaz ne représente pas tout à fait un tiers de l'énergie consommée par les ménages pour le chauffage. Aux Pays-Bas, en Italie, en Hongrie et au Luxembourg, le gaz naturel représente plus de la moitié de l'énergie consommée par les ménages pour se chauffer.

Les prix du gaz pour les ménages ont fortement augmenté dans toute l'Europe

Au sein de l'Union européenne, le prix du gaz payé par les ménages a progressé de plus de 70 % entre le premier semestre 2021 et le premier semestre 2026. En France, le prix du gaz calculé par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a augmenté de 34 % entre janvier et octobre, avec une nouvelle hausse de 6,6 % attendue au 1er novembre.

Les tensions sur le marché de l'énergie font grimper les prix du gaz

La hausse des prix du gaz reflète les tensions apparues sur les marchés de l'énergie après le déclenchement de la guerre en Iran, qui a perturbé environ un cinquième des flux mondiaux de gaz naturel liquéfié (GNL). Cela a contribué à la hausse des prix, même s'il n'existe pas de risque immédiat pour la sécurité d'approvisionnement des acheteurs européens.

Des réserves énergétiques faibles contribuent à des prix élevés

Quelques semaines seulement avant le début de la saison de soutirage, qui commence traditionnellement en novembre, les réserves européennes n'étaient remplies qu'à 74 % au 17 octobre. Il s'agit du niveau le plus bas pour cette période de l'année depuis au moins 2011, selon les données de Gas Infrastructure Europe.