En 1975, le juge d’instruction François Renaud, surnommé « le Shérif », était abattu au pied de son immeuble à Lyon, en France. Son meurtre reste l’un des dossiers les plus énigmatiques et non résolus de l’histoire judiciaire française moderne. Les circonstances de sa mort n’ont jamais été pleinement élucidées, et personne n’a été tenu pour responsable de ce crime. Cette absence de réponse a laissé de nombreuses questions en suspens, alimentant au fil des années spéculations et controverses. Un nouveau documentaire intitulé Affaires sensibles se penche sur l’assassinat non élucidé de François Renaud, replaçant l’affaire dans le contexte plus large d’une époque marquée par les tensions politiques et le secret. Le film examine comment certains aspects du dossier ont été délibérément occultés, entraînant une absence de justice pour le magistrat et sa famille. Il met également en lumière les défis rencontrés par ceux qui, comme le fils de Renaud, ont cherché à faire éclater la vérité dans un contexte où des forces puissantes auraient pu avoir intérêt à étouffer l’affaire. Le documentaire retrace les efforts de ce fils, qui a passé des décennies à tenter de laver l’honneur de son père et à découvrir les circonstances de sa mort. Son combat, à la fois personnel et politique, vise à faire rendre des comptes à ceux qui pourraient être responsables et à préserver la mémoire de François Renaud. Cette quête de justice est devenue le symbole d’une lutte plus large pour la transparence au sein des institutions judiciaires et politiques françaises. Affaires sensibles ne se contente pas de revenir sur les tragiques événements de 1975 : il interroge aussi les facteurs sociétaux et institutionnels qui ont permis qu’une affaire aussi médiatisée reste sans solution. Le film rappelle l’importance de la responsabilité et la nécessité persistante de confronter le passé pour faire avancer la justice. Il offre un regard saisissant sur la lutte d’une famille pour la vérité et sur l’impact durable d’un crime qui a ébranlé les fondements mêmes de l’intégrité judiciaire française.