Depuis le 16 juin 2026, Météo-France, le service météorologique national de la France, a mis à jour sa méthode de mesure des rafales de vent. Auparavant, l’institution enregistrait la vitesse maximale du vent à un instant précis, connue sous le nom de mesure instantanée. Désormais, elle utilise la moyenne maximale sur 3 secondes, une méthode recommandée par l’Organisation météorologique mondiale. Ce changement permet d’harmoniser les mesures françaises avec celles des autres pays européens et vise à mieux refléter les dégâts réels causés par le vent, comme ceux subis par les bâtiments ou les arbres. Bien que le vent lui-même n’ait pas changé, la façon dont il est mesuré a évolué, ce qui influence l’interprétation des archives historiques. Par exemple, la vitesse du vent enregistrée lors de la tempête Lothar, autrefois indiquée à 169 km/h, est désormais de 155 km/h selon la nouvelle méthode. Cela ne signifie pas que la tempête était moins intense ; en revanche, le nouveau calcul offre une représentation plus précise de l’impact du vent dans le temps. Les anciennes mesures instantanées et les nouvelles moyennes sur 3 secondes restent toutes deux accessibles au public, mais les utilisateurs doivent être vigilants lorsqu’ils comparent les données récentes avec les archives plus anciennes. Une comparaison directe pourrait prêter à confusion, car les deux méthodes reflètent des approches différentes pour mesurer un même phénomène. Lors de la tempête Goretti, à la fin septembre 2026, des rafales ont atteint 161 km/h à Cherbourg, et des vagues de 8,4 mètres ont été observées près du port de Brest. Cependant, ces chiffres ont été enregistrés à l’aide de la méthode instantanée, désormais progressivement abandonnée au profit de la moyenne sur 3 secondes. Météo-France a également passé en revue les données historiques et constaté que moins de 4 % des relevés antérieurs à novembre 2025 surestimaient les vitesses de vent. Ces erreurs ont été corrigées et remplacées sur le site public. Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) reste prudent quant à l’activité future des tempêtes en Europe. Il n’indique aucun signe d’intensification des vents en France. Ce changement de méthode vise uniquement à améliorer la précision dans l’évaluation des dégâts causés par le vent, sans suggérer de modification du climat ou de l’intensité des phénomènes météorologiques. Les utilisateurs sont invités à consulter le type de mesure approprié lors de l’analyse des données météorologiques afin d’éviter toute interprétation erronée.