RFI, une radio publique française, recevra Bruno Cathala le 1er octobre 2026. Cathala est un magistrat français et préside actuellement la chambre honoraire de la Cour de cassation, la plus haute juridiction française en matière civile et pénale. Il occupe également le poste de premier greffier à la Cour pénale internationale (CPI), un tribunal international basé à La Haye qui poursuit les individus pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Cathala est aussi l’auteur de Juger le mal (éd. Passés Composés), un ouvrage explorant les dimensions morales et juridiques de la justice. Le 1er octobre, date de l’entretien, coïncide avec le 80e anniversaire de la fin du procès de Nuremberg. Ce procès historique, qui s’est tenu entre 1945 et 1946, fut le premier tribunal pénal international de l’histoire. Il avait été créé pour juger les principaux responsables du régime nazi pour leur rôle dans la Seconde Guerre mondiale, notamment pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Ce procès a établi des précédents juridiques majeurs et est largement considéré comme l’antécédent de l’actuelle Cour pénale internationale. Le procès de Nuremberg fut mené par un tribunal international composé de juges issus des nations alliées, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Union soviétique. Ce procès fut remarquable non seulement pour son importance juridique, mais aussi pour son rôle symbolique dans la responsabilisation des individus pour des actes jusqu’alors considérés comme hors de portée du droit international. Il a posé les bases des futurs cadres juridiques internationaux visant à prévenir les atrocités. La participation de Cathala à l’entretien sur RFI offre l’occasion de réfléchir à l’évolution de la justice internationale au cours des huit dernières décennies. En tant que praticien et auteur, Cathala apporte un éclairage unique aux débats sur les principes et les défis du droit international contemporain. Ses analyses seront particulièrement pertinentes alors que le monde continue de faire face à la nécessité de rendre des comptes face aux conflits mondiaux et aux crises humanitaires.