Le président ghanéen propose des mesures de justice réparatrice pour les descendants de la traite transatlantique, dont des excuses et un changement systémique.
Le Ghana propose des mesures de justice réparatrice
Le président ghanéen John Dramani Mahama a présenté cinq mesures visant à faire progresser la justice réparatrice pour les populations africaines et leurs descendants touchés par la traite transatlantique des esclaves. Il s'agit notamment d'excuses officielles de la part des pays impliqués, de la lutte contre le racisme systémique, d'investissements ciblés dans des secteurs clés, de la restitution du patrimoine culturel et de partenariats visant à remédier aux inégalités mondiales.Des propositions en phase avec les initiatives internationales
Ces propositions s'inscrivent dans les objectifs de l'initiative Accra Reset et de l'initiative de Bridgetown, qui visent à réformer le système financier international afin de soutenir le développement et l'action climatique dans les pays vulnérables. Ces initiatives cherchent à créer des structures économiques mondiales plus équitables et à accroître le financement destiné aux pays en développement.Ouverture du Royaume-Uni à des excuses officielles
Cette déclaration intervient alors que les discussions évoluent au Royaume-Uni, où le président Mahama a salué l'ouverture du gouvernement britannique à présenter des excuses officielles pour son rôle dans la traite transatlantique des esclaves. Cette position fait suite au plaidoyer de longue date du Ghana en faveur de la justice réparatrice, notamment ses démarches auprès des Nations unies depuis 2025.Une résolution de l'ONU reconnaît un crime historique
En mars 2026, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté la résolution A/RES/80/250, qui reconnaît la traite transatlantique des Africains et leur mise en esclavage comme l'un des crimes contre l'humanité les plus graves. Cette résolution marque une étape importante dans la reconnaissance de l'impact historique de la traite des esclaves sur la justice mondiale et sur les réparations.Des nations africaines plaident pour la justice réparatrice
Aux côtés du Ghana, plusieurs pays africains ont défendu la justice réparatrice lors de la conférence internationale tenue à Accra en juin 2026. Les propositions de ces nations insistent sur la nécessité d'un changement systémique et de réparations pour remédier aux effets durables de la traite transatlantique des esclaves sur les populations touchées.