Le journaliste français Claude Askolovitch qualifie l'État actuel d'Israël de « fascisme » et exprime un profond désarroi, évoquant l'histoire familiale et son livre Mes mains, pleines de sang
Un journaliste réfléchit à la situation d'Israël
Le journaliste français Claude Askolovitch, qui a présenté la revue de presse du matin sur France Inter jusqu'en 2025, a exprimé un profond bouleversement émotionnel face à la situation actuelle d'Israël. Il a qualifié cette situation de « fascisme » et a déclaré qu'il est « cruel » de voir Israël dans un tel état. Il a décrit le sentiment d'avoir « les mains pleines de sang », trois ans après le 7 octobre et ses conséquences dans la bande de Gaza.Son histoire personnelle façonne son regard
Askolovitch, dont la mère a été déportée, dont le père a dirigé la revue L'Arche, et dont la sœur, israélienne, se sent aujourd'hui « trahie », a insisté sur le fait qu'il ne peut accepter la situation. Il a affirmé qu'Israël porte le nom de son « vieux peuple, de [sa] tribu ancienne : ce que j'étais et reste », et a décrit Israël comme « notre espérance. Elle est aujourd'hui notre fardeau et notre détresse, mais elle reste notre espérance, si elle peut être sauvée ».Un nouveau livre explore des thèmes personnels et historiques
Son livre, Mes mains, pleines de sang, publié chez Grasset en 2026, est présenté comme une plongée dans l'histoire, un cri d'amour pour un peuple et un pays qu'il ne « haïra jamais », un récit de souvenirs familiaux ayant façonné son judaïsme, ainsi qu'une méditation théologique. Le titre, inspiré d'un verset du livre d'Isaïe (1, 15), est considéré comme emblématique d'une œuvre éminemment biblique.Un article connexe examine l'impact du 7 octobre
L'article fait également référence à un texte connexe intitulé « Sermons parmi les ruines : les mots du 7 octobre ». Ce texte explore sans doute les conséquences du 7 octobre et les réflexions qu'il suscite, événement que Askolovitch relie profondément à sa vie personnelle et professionnelle.