Force Ouvrière (FO), un syndicat français, cherche à mobiliser le soutien en faveur des salariés d’Editis à Malesherbes et à Tigery, confrontés à l’augmentation des coûts de carburant pour leurs trajets quotidiens. Le syndicat a adressé un courrier à Dalila Zein, directrice générale d’Editis, à Denis Olivennes, président du groupe propriétaire de l’entreprise, ainsi qu’à Daniel Křetínský, actionnaire majoritaire du groupe, afin de leur demander une aide financière urgente pour couvrir les dépenses de carburant des employés utilisant leur véhicule personnel pour se rendre au travail. Certains salariés parcourent plusieurs dizaines de kilomètres chaque jour, et une part importante de leur salaire est désormais absorbée par le coût du carburant.
FO propose la mise en place d’un système d’aide financière basé sur la distance entre le domicile des employés et leur lieu de travail, avec une compensation pour les prix du carburant dépassant 1,50 € le litre. Ce seuil n’est pas une obligation légale, mais une proposition syndicale. Le syndicat suggère également le recours à des cartes carburant, une augmentation du remboursement des frais de transport ou une allocation directe, rappelant que la loi n’impose pas aux employeurs de prendre en charge les frais de carburant pour les véhicules personnels, contrairement aux abonnements de transports en commun.
Le contexte actuel, en 2026, permet aux employeurs d’offrir des allocations carburant plus généreuses, le gouvernement ayant relevé le plafond exonéré de cotisations sociales et d’impôts à 600 €. Par ailleurs, une allocation publique de 100 € est envisagée pour les travailleurs à faibles revenus utilisant leur véhicule personnel pour des trajets supérieurs à 30 kilomètres aller-retour, sous réserve d’autres conditions. Au 18 septembre 2026, le prix moyen du SP95-E10 en France métropolitaine (hors Corse) s’élevait à 2,15 € le litre, et celui du diesel à 2,38 € le litre, taxes comprises. Le seuil de 1,50 € proposé par FO est donc bien inférieur aux prix actuels.
FO souligne également le rôle de Daniel Křetínský, actionnaire majoritaire du groupe EP et président-directeur général d’EPH, principal actionnaire de TotalEnergies. Le syndicat suggère que des cartes carburant TotalEnergies pourraient être mises à disposition des salariés concernés ou qu’un mécanisme équivalent pourrait être financé. Cependant, la participation de 4,2 % dans TotalEnergies ne signifie pas que EPH contrôle l’entreprise. FO estime que la responsabilité des actionnaires doit aussi être prise en compte dans la recherche de solutions.
Les démarches de FO s’inscrivent dans un contexte marqué par une nouvelle initiative gouvernementale visant à atténuer l’impact de la hausse des prix du carburant. Bercy (ministère de l’Économie) doit tenir une conférence de presse pour annoncer des mesures destinées aux ménages, aux entreprises et aux professions concernées. Toutefois, le syndicat insiste sur le fait qu’Editis ne peut attendre les décisions publiques et appelle la direction de l’entreprise à agir sans délai. FO demande une réunion rapide ainsi qu’une réponse claire sur les mesures qui pourront être mises en œuvre à Malesherbes et à Tigery, insistant sur le fait qu’aucun salarié ne devrait avoir à choisir entre remplir son réservoir et subvenir aux besoins de sa famille. À ce stade, la direction d’Editis n’a pas encore répondu à ces demandes. Certains employés ont déjà exprimé leur frustration face au manque de soutien, pointant du doigt les disparités de traitement entre les salariés de base et les cadres, qui bénéficient de véhicules et de carburant pris en charge par l’entreprise.
Les salariés d'Editis sollicitent une aide au carburant en raison de la hausse des prix
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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