Le Rassemblement national poursuit Le Monde en justice après des articles liant des tracts à un tueur, qu'il qualifie de campagne de diffamation visant à ternir son image.
Le Rassemblement national poursuit Le Monde en justice
Le Rassemblement national, parti politique français, a annoncé le 27 octobre qu'il engageait une action en justice contre le journal Le Monde pour diffamation. Cette décision fait suite à un article du quotidien selon lequel des tracts du Rassemblement national auraient été retrouvés dans la voiture de Kevin T., le suspect de l'attaque de Trappes.Le RN accuse Le Monde de nuire à son image
Dans un communiqué publié le 27 octobre, le Rassemblement national accuse Le Monde de participer à une « opération visant à nuire » à sa réputation. Le parti affirme que le journal a diffusé des informations « infondées » et « fausses » au sujet de Kevin T., le suspect de l'attaque qui a fait un mort et plusieurs blessés.Le premier article du Monde et son rectificatif
Le Monde avait d'abord rapporté, le dimanche, que des tracts du Rassemblement national avaient été retrouvés dans la voiture de Kevin T., en citant une « source proche de l'enquête ». Cette information a été largement reprise, avant d'être démentie par le parquet national antiterroriste (Pnat). Lors d'une conférence de presse lundi, le procureur Olivier Christen a déclaré qu'aucun tract d'un parti politique n'avait été trouvé dans le véhicule du suspect.Le Rassemblement national dénonce une désinformation politique
Le Rassemblement national a critiqué la classe politique pour avoir propagé ce qu'il qualifie de mensonge afin de servir des intérêts électoraux. Le parti a promis de s'opposer à toute tentative de le tenir responsable de l'attaque de Trappes, qu'il décrit comme un acte abominable.Enquête pour terrorisme et crime motivé par la haine
Une enquête pour « assassinat et tentative d'assassinat en lien avec une organisation terroriste » a été ouverte, avec la circonstance aggravante que le suspect aurait agi en raison de « l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, ethnie, nation ou religion ». La garde à vue de Kevin T., suspendue temporairement en raison de son état de santé mentale, a repris lundi et peut se prolonger jusqu'à jeudi.