Iguanas marines saisies en Équateur

Quarante-huit iguanes marins ont été saisis par les douanes en Équateur entre mai et la fin du mois d'août 2026. Ce bilan inquiète une équipe internationale de chercheurs, dont Juan Jose Alava, écotoxicologue marin à l'université Simon Fraser, au Canada. Dans une lettre publiée dans Science, ils signalent une hausse inhabituelle du trafic de ces reptiles des Galápagos. Cette situation coïncide avec l'épisode El Niño 2026-2027, qui a atteint le statut de « super El Niño » deux semaines après la dernière saisie.

Particularités de l'iguane marin

L'iguane marin est le seul lézard au monde capable de vivre et de se nourrir en mer. Le réchauffement des eaux détruit les macroalgues intertidales, sa principale source de nourriture. Le marché des animaux de compagnie exotiques, de son côté, prélève des individus dans la nature. Ce texte n'est pas une étude de terrain, mais une alerte fondée sur des saisies récentes.

Détail des saisies

Tout a commencé en mai, alors qu'El Niño réchauffait les eaux équatoriales. Les autorités équatoriennes ont découvert quatre iguanes dans une maison près de Guayaquil. Peu après, une douzaine d'autres sont apparus à l'aéroport voisin, les pattes attachées, dissimulés dans des sacs à main. Fin août, une valise en contenait 32, ligotés dans de petites boîtes en plastique. Au moins un animal saisi a été retrouvé mort, et plusieurs autres n'ont pas survécu.

Menaces pour l'espèce

Ce trafic frappe une espèce déjà fragilisée par les déversements de produits chimiques et la pollution plastique. « Ces macroalgues sont la principale source de nourriture de l'iguane », rappelle Juan Jose Alava. Selon lui, les animaux rétrécissent déjà et meurent en grand nombre. Ils succombent à la famine ou s'épuisent à nager toujours plus loin pour trouver de la nourriture.