Hausse des défaillances d'entreprises en France

La Banque de France a indiqué le 9 octobre que le nombre de défaillances d'entreprises en France atteignait 70 766 à la fin du mois d'août 2026, contre 70 692 en juillet. Cela représente une hausse de 4,8 % sur un an, le nombre de défaillances dépassant de 19,3 % la moyenne de la période 2010-2019.

Difficultés économiques et croissance des créations d'entreprises

La banque centrale attribue cette hausse des défaillances à un climat économique qui se dégrade et à des chocs répétés touchant certaines entreprises. Dans le même temps, la création d'entreprises progresse, avec 116 917 entreprises immatriculées en août, soit une hausse de 6,5 % par rapport à juillet, après correction des variations saisonnières.

Les micro-entrepreneurs moteurs de la croissance des entreprises

Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), la croissance des créations d'entreprises est largement portée par les micro-entrepreneurs. Leurs immatriculations ont augmenté de 14,4 % sur douze mois, contre une hausse de 6,7 % pour les sociétés classiques et de 4,4 % pour les entreprises individuelles traditionnelles.

Tendances sectorielles de la création d'entreprises

Les taux de création d'entreprises varient fortement selon les secteurs. Le secteur de l'information et de la communication enregistre la plus forte progression, avec une hausse de 38 % sur douze mois. À l'inverse, les activités financières et d'assurance reculent de 9,9 %, et les transports de 1,5 %, tandis que le commerce affiche une hausse mensuelle de 10,9 %.

L'immatriculation ne garantit pas l'activité

L'Insee précise que, si elle suit les unités légales inscrites au répertoire Sirene, une immatriculation ne garantit pas une activité économique. Une étude de janvier 2026 indique que près de sept entreprises sur dix deviennent économiquement actives dans les deux ans, mais une étude de septembre 2025 montre que seuls 28 % des micro-entrepreneurs immatriculés en 2018 étaient toujours actifs cinq ans plus tard.

Défaillances concentrées dans certains secteurs

Du côté des défaillances, la Banque de France observe une stabilité dans la plupart des secteurs, mais celles-ci sont concentrées dans certains domaines. Dans les transports et l'entreposage, le nombre de défaillances sur douze mois dépasse de 69,5 % la moyenne 2010-2019, tandis que la hausse atteint 53,8 % dans les activités financières et d'assurance.

La taille des entreprises influe sur le taux de défaillance

La taille des entreprises joue également un rôle dans le taux de défaillance. Les micro-entreprises et les unités de taille indéterminée représentent 65 107 des 70 766 défaillances, soit un dépassement de 16,1 % par rapport à la moyenne. Les entreprises de taille moyenne affichent un écart de 73,4 % par rapport à la période de référence, et les grandes entreprises connaissent une hausse relative encore plus forte.

Un contexte européen contrasté

À l'échelle européenne, Eurostat fait état d'un recul de 0,5 % des immatriculations d'entreprises au deuxième trimestre 2026 par rapport au premier trimestre, avec une baisse de 3,6 % dans l'industrie. En revanche, les déclarations de faillite ont augmenté de 5,7 %, avec la progression la plus forte dans l'enseignement et les activités sociales, à 21,1 %.