Radio France, le réseau de radiodiffusion publique en France, opère dans tout le pays, et pas seulement à Paris. Ses antennes régionales, comme Ici Lorraine en Lorraine, appliquent les mêmes lignes éditoriales que le réseau national. Cependant, des tensions sont apparues entre les élus locaux et ces médias publics, notamment sur la question de la représentation politique. Christophe Roos, maire de Briey en Meurthe-et-Moselle, est le seul édile de la région affilié au Rassemblement National (RN), un parti d’extrême droite. Roos s’est dit frustré par ce qu’il considère comme un traitement injuste de la part d’Ici Lorraine, qu’il accuse de le cibler en raison de son affiliation politique. Roos estime qu’Ici Lorraine a adopté un ton partial dans sa couverture, en se concentrant sur son administration au détriment d’autres sujets locaux. Par exemple, un reportage récent sur l’hôpital local aurait, selon lui, privilégié des perspectives d’extrême gauche, omettant ses propres prises de position. En réponse, Roos a publié une lettre détaillée pour critiquer les méthodes de la station, comparant les journalistes à des figures connues pour leur journalisme agressif, comme Élise Lucet et Yann Barthès. Il a dénoncé un reportage intitulé Les six premiers mois chaotiques du maire RN de Val de Briey, le qualifiant de prématuré et politiquement motivé, alors qu’un mandat de maire dure six ans. Roos a également évoqué des tentatives de journalistes d’Ici Lorraine d’accéder à son bureau et à une épicerie sociale locale, qu’il avait décidé de fermer pour soutenir l’association Restos du Cœur. Les journalistes, selon lui, seraient entrés dans le magasin sans autorisation et auraient enregistré un entretien avec une employée, diffusé ensuite sans son consentement. Roos a condamné cette pratique comme étant contraire à l’éthique et irrespectueuse, estimant qu’un tel comportement porte atteinte à l’intégrité du journalisme. Le maire a souligné que les médias de service public sont financés par les contribuables et se doivent de respecter des normes professionnelles strictes. Il a critiqué les journalistes pour leur manque de respect, tant envers les individus qu’envers leur propre métier. Ses propos mettent en lumière les préoccupations croissantes concernant le rôle des médias publics en France et les risques de partialité dans la couverture, en particulier lorsqu’il s’agit de figures politiques issues de partis minoritaires.