Le Conseil français des parents d'élèves (FCPE), une organisation nationale représentant les parents et les élèves, a exprimé ses inquiétudes concernant le traitement réservé aux lycéens lors des récentes mobilisations. Le FCPE estime qu'il est contradictoire d'encourager les jeunes à s'engager en tant que citoyens tout en leur donnant l'impression que leur voix ne compte que lorsqu'ils restent silencieux. L'organisation insiste sur la nécessité pour les élèves d'exprimer librement leurs opinions et pour le gouvernement de garantir le respect de leurs droits fondamentaux, ainsi que de favoriser un dialogue ouvert. La mobilisation actuelle des lycéens s'inscrit dans des problèmes de longue date, tels que la surcharge des classes, le stress engendré par le système d'admission dans le supérieur Parcoursup, le manque d'enseignants et de personnel médical, et le vieillissement des infrastructures scolaires. Ces préoccupations sont également prioritaires pour les représentants du FCPE issus des groupes de parents. Cependant, le FCPE signale que les droits constitutionnels des élèves sont fréquemment bafoués, notamment par l'usage excessif de la force publique et l'utilisation abusive des arrestations préventives, collectives et indiscriminées. Certains élèves ont subi des blessures graves, dont deux ayant été grièvement touchés à la tête dans les départements du Val-d'Oise et d'Indre-et-Loire. Le FCPE demande la fin de ce recours excessif à la force et sollicite des réunions avec les autorités académiques pour explorer des alternatives aux interventions policières. Le FCPE souligne l'importance de la démocratie scolaire, qu'il juge ne pas se limiter aux élections annuelles, mais devant se refléter dans les pratiques quotidiennes par l'écoute des élèves et la reconnaissance du rôle des parents. L'organisation considère la mobilisation actuelle comme un moment clé pour faire avancer la démocratie scolaire, qui devrait encourager et soutenir l'engagement civique des jeunes. À l'approche de la rentrée scolaire, le FCPE a défini plusieurs priorités, dont l'accès de chaque enfant à un enseignant et à des adultes bienveillants, l'amélioration de l'inclusion des enfants en situation de handicap, la modernisation des infrastructures scolaires pour faire face aux températures en hausse, et la réduction des inégalités éducatives. L'organisation critique l'absence d'actions concrètes et de ressources derrière les annonces politiques récentes, et exige des plans de mise en œuvre clairs. Le FCPE a également déposé un recours devant le Conseil d'État contre un décret permettant le transfert d'élèves vers un autre établissement en raison du comportement d'un membre de leur famille. L'organisation juge cette mesure injuste, car elle punit les enfants pour les actes des adultes, perturbant leur scolarité sans justification. Le FCPE plaide pour un renforcement des liens entre les écoles et les familles, basé sur le dialogue et la médiation, plutôt que sur la sanction. En réaction au rapport PISA, qui évalue les performances des élèves à l'échelle mondiale, le FCPE met en garde contre l'interprétation d'un déclin du soutien parental comme un désintérêt, soulignant la nécessité de prendre en compte les défis sociaux et économiques plus larges auxquels sont confrontées les familles. L'organisation appelle à un meilleur dialogue entre les écoles et les familles, à un soutien accru pour les parents, et à la reconnaissance du rôle des représentants des parents dans l'éducation. Le FCPE met également en avant la nécessité de partenariats renforcés entre les écoles et les familles, notamment sur des sujets comme le temps d'écran et le harcèlement. Il insiste sur l'importance d'une responsabilité partagée et d'approches collaboratives pour relever ces défis. L'organisation encourage la création de davantage d'occasions de rencontres entre les parents et le personnel scolaire, tout en renforçant le rôle des représentants des parents et en développant des initiatives éducatives locales. Alors qu'une année électorale approche, le FCPE prévoit d'échanger avec les candidats à la présidence sur des enjeux clés de l'éducation publique, incluant le recrutement des enseignants, le statut des personnels d'accompagnement, l'inclusion des élèves en situation de handicap, la santé scolaire, la lutte contre le harcèlement et la rénovation des bâtiments scolaires. L'organisation appelle également à une vision à long terme pour l'éducation, insistant sur la nécessité de stabilité, de ressources et de confiance dans le système éducatif.