Hommage aux victimes dans le cadre scolaire

Christophe Mauny, directeur académique du Gard, a rendu hommage aux victimes des assassinats de Samuel Paty et de Dominique Bernard lors d'une assemblée réunissant le personnel administratif au siège du département, à Nîmes. Il a souligné l'impact durable de ces événements sur le système scolaire et appelé à poursuivre l'engagement en faveur de l'enseignement des valeurs et de la garantie de la liberté des élèves.

Moments de recueillement en classe

Selon M. Mauny, l'hommage a comporté des moments de recueillement, principalement en classe, sans rassemblements dans les cours de récréation. Au collège Feuchères, des représentants de la DASEN et de la préfecture ont participé à cet hommage, témoignant de la mobilisation de plusieurs autorités locales.

Actions pour l'enseignement des valeurs de la République

M. Mauny a évoqué les efforts déployés dans l'académie de Montpellier pour enseigner les valeurs de la République. Un document élaboré par un inspecteur d'histoire-géographie et d'éducation civique est utilisé dans les collèges et les lycées pour soutenir cet objectif. Une campagne de formation a également été menée auprès des chefs d'établissement et des enseignants, la laïcité occupant une place centrale dans les cours d'éducation civique.

Plans de sécurité en vigueur dans les établissements

Tous les collèges et lycées du Gard disposent d'un plan particulier de mise en sûreté, appelé PPMS. Ce plan définit les mesures de protection des élèves et des personnels en cas de menace ou de risque majeur. Il comprend des consignes d'évacuation ou de confinement, et les diagnostics de sécurité sont souvent réalisés avec l'appui des forces de sécurité intérieure et des autorités locales.

PPMS appliqué lors d'incidents récents

Ces mesures ont récemment été mises en œuvre lors de violences liées aux mobilisations lycéennes du 1er octobre, lorsque quatre établissements ont connu des intrusions. Cela a conduit à l'activation de leur PPMS, et quatre ou cinq lycées sont passés à l'enseignement à distance pendant une journée et demie avant de rouvrir dès le lundi suivant.

Distinction entre élèves et auteurs de violences

M. Mauny a précisé que les auteurs des violences étaient distincts des élèves mobilisés. Il a affirmé que ces derniers n'étaient pas impliqués dans de tels actes, insistant sur la nécessité de distinguer les deux groupes dans le débat en cours.