Les directeurs d'écoles du secteur Alès I ont suivi une formation en santé mentale pour repérer et gérer les crises des élèves, notamment la hausse des tentatives de suicide chez les jeunes enfants.
Formation des chefs d'établissement à la santé mentale
Le mercredi 14 octobre, 40 chefs d'établissement du secteur d'Alès I ont participé à une formation consacrée à la santé mentale. Cette session visait à leur donner les outils nécessaires pour repérer les difficultés de santé mentale chez les enfants et y répondre de manière appropriée.La formation met l'accent sur la gestion de crise
La formation comprenait des conseils précis sur la manière de faire face aux crises suicidaires, un sujet devenu de plus en plus important ces dernières années. Karine Maligorne, conseillère technique chargée de la santé mentale au sein de la direction des services départementaux de l'Éducation nationale, a insisté sur l'importance de doter les chefs d'établissement de ces compétences.Hausse des tentatives de suicide chez les jeunes enfants
Gwenaëlle Bobe, infirmière et conseillère technique à la DSDEN, a indiqué qu'on observe une augmentation notable des tentatives de suicide chez les enfants âgés de 8 à 9 ans. Cette tendance n'avait pas été constatée auparavant, ce qui témoigne d'une inquiétude croissante pour la santé mentale des jeunes élèves.Élargir la formation à la santé mentale à l'ensemble du département
L'an dernier, le pôle médico-social a proposé une formation à la santé mentale aux personnels de l'Éducation nationale, avec deux relais santé mentale pour chaque collège et chaque lycée du Gard. Cette année, l'initiative a été étendue à l'ensemble des chefs d'établissement du département, comme décidé au niveau départemental.La formation vise à combler les angles morts du soutien en santé mentale
Christophe Mauny, directeur académique des services de l'Éducation nationale (Dasen), a déclaré que la prise en charge de la santé mentale exige une attention constante et que la formation de l'ensemble des chefs d'établissement permet d'éviter les « angles morts » dans l'accompagnement. Dans le Gard, cette année, Karine Maligorne a recensé plusieurs cas de santé mentale, sans que des détails précis aient été communiqués.