Les tensions s'intensifient dans la région du Tigré

L'Éthiopie et l'Érythrée ont intensifié les hostilités dans la région du Tigré, l'Érythrée demandant au Conseil de sécurité des Nations unies de prendre des « mesures dissuasives » après avoir accusé l'Éthiopie de déclarer la guerre. La situation s'est progressivement détériorée, les deux camps se renvoyant mutuellement des accusations tout en poursuivant les combats.

L'Éthiopie accuse l'Érythrée d'agression

Le ministre éthiopien des Affaires étrangères a qualifié les actions de l'Érythrée d'« acte d'agression flagrant » menaçant le droit de l'Éthiopie à se défendre. Cette déclaration intervient alors que des affrontements se poursuivent entre les forces éthiopiennes et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), un groupe rebelle qui combat pour le contrôle de la région.

La crise humanitaire s'aggrave

Depuis la reprise des hostilités à la fin du mois de septembre, la situation humanitaire au Tigré s'est dégradée. Les habitants signalent de graves pénuries de nourriture et de fournitures médicales. De nombreux enfants et personnes âgées souffrent de la faim, et des malades meurent faute de soins. Hagos Woldegebriel, habitant de la région, décrit la crise comme urgente et grave.

Les forces éthiopiennes progressent

L'armée éthiopienne a repoussé le TPLF et s'est emparée de sa capitale, Mekelle. Elle a également mené des frappes de drones contre les troupes érythréennes présentes dans la région, signalant une nouvelle phase d'escalade militaire dans le conflit.

Un accord de paix violé

Cette reprise des violences met à mal l'accord de paix qui a mis fin à la guerre du Tigré entre 2020 et 2022. La reprise des combats suscite des inquiétudes quant à la stabilité de la région et au risque d'un conflit plus étendu.