La Suisse puise dans ses réserves stratégiques de kérosène pour éviter les pénuries à l'aéroport de Zurich, en raison de la perturbation des transports ferroviaires et fluviaux.
Baisse de l'approvisionnement en carburant en Suisse
L'approvisionnement en essence, en diesel et en mazout a été fortement réduit la semaine précédente en Suisse, mais il reste assuré. Cette baisse a fait craindre d'éventuelles pénuries dans des lieux clés, comme l'aéroport de Zurich.Utilisation des réserves stratégiques de carburant
Les autorités suisses ont autorisé le prélèvement de jusqu'à 30 000 mètres cubes de carburant dans les réserves stratégiques de kérosène du pays, afin de parer au risque de pénurie à l'aéroport de Zurich. Cette quantité représente 6,5 % des réserves disponibles.Ampleur du prélèvement
Le prélèvement de 30 000 mètres cubes de carburant équivaut à 1 000 camions-citernes pour la Confédération suisse. Cette mesure vise à garantir que l'aéroport puisse poursuivre ses activités sans interruption.Raison de la pénurie de carburant
La réduction de l'approvisionnement à l'aéroport de Zurich s'explique par une situation d'approvisionnement affaiblie, touchée par des annulations et des retards de trains de marchandises, en particulier ceux en provenance d'Allemagne. Ces perturbations sont aggravées par le faible niveau du Rhin.Les difficultés du transport accentuent la pression
Le report du transport de marchandises de la voie fluviale vers un réseau ferroviaire déjà surchargé et perturbé a accru la pression sur le système ferroviaire. Il est devenu difficile de compenser rapidement les livraisons de carburant manquantes, ce qui alourdit encore la chaîne d'approvisionnement.Les autorités expliquent la nécessité d'une intervention
Selon la Confédération, les stocks de carburant présents à l'aéroport ne suffiraient pas à absorber le déficit actuel sans intervention. Roland Pfister, délégué fédéral à l'approvisionnement économique du pays, a expliqué que cette mesure temporaire vise à prévenir une rupture d'approvisionnement et à permettre aux compagnies aériennes de poursuivre leurs activités normales.