Une mobilisation nationale baptisée World with women appelle les femmes à suspendre leurs activités professionnelles et domestiques le 13 octobre 2026, afin de mettre en lumière leur contribution essentielle à la société. Les femmes, qui assument la majorité des tâches non rémunérées, s’occupent des enfants et gèrent les tâches ménagères, sont souvent sous-représentées dans les postes de pouvoir. Le mouvement souligne qu’elles restent largement absentes des processus décisionnels, où se façonnent les politiques futures. World with women entend ainsi défendre l’intérêt général, les droits des femmes, un équilibre des pouvoirs et un avenir plus juste et durable. Le mouvement s’inspire de la mobilisation de 1975 en Islande, où les femmes avaient organisé une grève nationale pour protester contre les inégalités de genre. À l’époque, elles ne représentaient que 5 % du Parlement islandais et gagnaient environ 60 % du salaire des hommes. Ce jour-là, 90 % des Islandaises avaient cessé toute activité professionnelle et domestique, paralysant la vie quotidienne. Cette action avait marqué un tournant dans l’égalité entre les sexes, et l’Islande est aujourd’hui considérée comme l’un des pays les plus égalitaires au monde. En France, World with women prend de l’ampleur à mesure que les préoccupations liées à l’égalité entre les sexes grandissent. Selon les dernières données, au rythme actuel des progrès, il faudrait encore 300 ans pour atteindre l’égalité politique entre les femmes et les hommes, et 134 ans pour l’égalité économique. Cette situation a conduit à la création de 28 comités locaux, rassemblant plus de 200 soutiens et prévoyant des rassemblements dans plusieurs villes françaises, dont Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Nantes et Aix-en-Provence. Des personnalités comme Marie-José Pérec devraient y participer. L’édition 2026 de World with women proposera un grand événement à Paris, débutant à 11 h 30 sur la place de la Bastille. Une minute de silence mondiale sera observée en prélude pour honorer les femmes empêchées de participer en raison de leurs obligations professionnelles ou autres. Lors du rassemblement, certaines participantes liront le chant des Islandaises de 1975 avant de reprendre le slogan islandais : « I dare, I can, I do ». Le mouvement a déjà récolté plus de 100 000 euros grâce à des dons, témoignant d’un fort soutien populaire.