L'entretien d'Amy Winehouse de 2007 révèle son mélange unique de soul et de pop, son désir d'une vie normale et son parcours entre musique et célébrité.
Amy Winehouse's 2007 interview revisited
Il y a vingt ans, sortait le puissant Back to Black, une occasion de revenir sur cet entretien avec Amy Winehouse réalisé en 2007. À l'époque, Back to Black faisait d'elle une nouvelle diva de la soul, un moment important dans sa carrière comme dans la musique.A unique interview atmosphere
Amy Winehouse est une présence incroyable, surtout par sa voix, qui la place aux côtés des plus grandes interprètes. Rencontrer une artiste étrangement détachée. C'est dans une chambre d'hôtel de Montparnasse que nous avons rencontré Amy Winehouse, face à face, cet été.Amy Winehouse's appearance
Amy Winehouse est une toute petite personne, loin de la diva défoncée que l'on pourrait imaginer à partir de ses pochettes d'album. Elle ressemble à une sorte de lutin trop maquillé, une petite sœur avec un verre à la main, habillée comme Marge Simpson, portant sur son corps tatoué de poche une poitrine un peu trop grosse pour elle, éclipsée à tous points de vue par deux grands yeux tristes et las.A quirky moment during the interview
Juste avant notre première question, elle fait un bref geste de la main et se lève de son fauteuil, demandant un peu d'aide pour ouvrir une lucarne. Elle pose un long doigt sur ses lèvres comme pour dire silence, puis on entend des chants d'oiseaux, qui semblent beaucoup lui plaire.The interview duration
Elle retourne ensuite s'asseoir, sort son Royal Cheese dans un froissement de papier comme dans les séries américaines et dit : « Je t'écoute, mec. » Elle nous accorde vingt minutes d'entretien, c'est la durée accordée à tout le monde. Car au-delà, elle s'ennuie.Amy Winehouse's future plans
« J'aimerais faire un troisième album, mais honnêtement, je préférerais avoir des enfants. » Le seul moment où l'on sent un peu ce qu'elle a en elle, c'est lorsqu'on la voit chanter du beurre pendant ses balances, une version absolument sublime de Doo Wop (That Thing) de Lauryn Hill.Reflections on her life
« Parfois je me demande ce que je fais sur scène. Enfant, je ne voulais pas être chanteuse, je voulais juste être une adolescente normale, traîner avec mes amies, trouver un bon travail, gagner de l'argent pour faire du shopping et aller danser le samedi soir. En fait, j'ai toujours rêvé d'avoir une vie normale, je crois. Je n'ai jamais été une fille très ambitieuse.Her musical influences
« Mon père était un fan de jazz. On écoutait les grands classiques en boucle, de Dizzy Gillespie à Coltrane. J'étais dans ma chambre, et quand j'entendais quelque chose de bien, je sortais demander : "Hé, c'est quoi ça ?" et je notais le titre de la chanson sur un bout de papier. Quand j'étais seule à la maison, j'allais chercher les titres que j'avais retenus dans la collection de disques de mon père, je les jouais à fond et je chantais tout ce qui me passait par la tête en essayant de suivre les mélodies.Her impact on music
Il y a chez elle cette volonté de ne sacrifier aucune influence, de revendiquer avec nonchalance à la fois l'héritage des grandes chanteuses de jazz et la culture MTV. Creuser avec classe et justesse une belle veine populaire, sans renier la grande Dusty Springfield, qu'elle cite volontiers en référence.Her future in music
Le 29 octobre, elle doit monter sur la scène du Zénith à Paris (l'Olympia, initialement prévu, s'est révélé trop petit après quelques jours de location) pour chanter une nouvelle fois à Paris les chansons de son deuxième album Back to Black, avant, murmure-t-on, de se remettre au travail pour envisager un troisième album. Certains annoncent aussi qu'elle pourrait interpréter le générique du prochain James Bond et même jouer une James Bond girl aux côtés de Daniel Craig.