Un député français propose un nouveau plan d'épargne pour répondre au taux d'épargne élevé des retraités et soutenir les PME en investissant dans des entreprises non cotées.
Une députée française propose un nouveau plan d'épargne
Une députée française a proposé un nouveau produit d'épargne appelé « Plan Épargne Dépendance » (PED), dans le cadre d'un effort plus large visant à répondre aux préoccupations économiques liées au plan d'épargne retraite (PER). Cette idée a été présentée dans un rapport parlementaire consacré à la croissance et à la transmission des petites et moyennes entreprises (PME).La députée évoque des avantages fiscaux pour le nouveau plan
Olivia Grégoire, députée du parti Renaissance, a suggéré que le PED constituerait un « prolongement naturel » du PER, offrant des avantages fiscaux similaires. Les versements effectués sur le PED seraient déductibles du revenu, comme c'est le cas pour le PER.Un taux d'épargne élevé chez les retraités
Cette proposition intervient alors que le gouvernement s'inquiète du comportement économique des retraités en France, qui épargneraient une part importante de leurs revenus. Selon une note de conjoncture de l'Insee publiée en 2025, le taux d'épargne moyen des ménages s'établit à 18 %, mais ce chiffre varie fortement selon l'âge.Les retraités épargnent davantage par crainte pour leur santé
Les seniors âgés de 70 ans et plus épargnent en moyenne 25 % de leurs revenus, contre seulement 8 % pour les moins de 30 ans. Ce taux d'épargne élevé chez les retraités s'explique par la crainte de frais de santé futurs et d'une possible perte d'autonomie.Les fonds du PED seraient bloqués sur le long terme
Le PED permettrait aux retraités de réinvestir une partie de leurs fonds du PER dans une nouvelle enveloppe d'épargne, bloquée pendant une durée de dix à quinze ans. Cette période de blocage vise à correspondre au moment où les retraités pourraient avoir besoin de ces fonds pour financer une prise en charge de longue durée.Des fonds pour soutenir l'investissement des PME
Les sommes placées dans le PED seraient investies dans des PME cotées et non cotées, ce qui apporterait à ces entreprises une ressource dont elles manquent aujourd'hui. Olivia Grégoire soutient que cette approche permettrait de orienter les capitaux vers les secteurs productifs de l'économie, plutôt que de les laisser dormir.Les risques liés aux investissements dans les entreprises non cotées reconnus
Elle reconnaît toutefois le risque de perte en capital lié aux investissements dans les entreprises non cotées et suggère que les épargnants seraient informés de ces risques, avec la possibilité de sécuriser progressivement l'allocation à mesure que l'échéance approche.Une proposition encore au stade de l'idée
La députée a indiqué que cette mesure pourrait être intégrée à un futur projet de loi, mais elle reste pour l'heure au stade de l'idée. Le dispositif vise à répondre à l'impact économique des taux d'épargne élevés chez les retraités, tout en soutenant la croissance des PME.