La France fait face à des manifestations à haut risque alors que Macron ordonne des restrictions, qu'un lycée reste fermé et que les États-Unis émettent des avertissements de voyage.
Réunion interministérielle sur les manifestations
Une cellule de crise interministérielle s'est réunie hier soir pour préparer les manifestations en France que le ministre de l'Intérieur a qualifiées de « risque très élevé ». Les manifestations sont prévues samedi, et le président Emmanuel Macron a une fois de plus demandé aux préfets de ne pas autoriser de cortèges dans les centres-villes ce jour-là.Un itinéraire proposé contesté devant la justice
La préfecture de police de Paris a proposé un parcours de manifestation allant de la porte de Bagnolet à la porte de Charenton, mais neuf syndicats de salariés et d'étudiants ont contesté ce projet devant la justice. Ils demandent qu'une « interdiction partielle de manifester » soit prononcée rapidement, afin de disposer du temps nécessaire pour la contester en justice avant la manifestation prévue.Le lycée reste fermé après l'incendie
Le lycée Nelson-Mandela de Nantes, incendié il y a un mois, restera fermé à la rentrée scolaire. Il ne rouvrira pas pendant les vacances de la Toussaint, et les cours se poursuivront en ligne. Une élève de première, Rihad, s'est dite inquiète des difficultés à préparer le baccalauréat de fin d'année en raison des cours manqués.Réouverture de l'établissement repoussée
Le lycée ne pourra rouvrir que le 16 novembre, mais dans un mode dégradé, car de nombreux espaces doivent être sécurisés. L'internat restera fermé, son toit devant être entièrement remplacé, ce qui complique encore le retour des élèves et du personnel sur le campus.Les États-Unis émettent une alerte sécurité
Les États-Unis ont émis une « alerte sécurité » à l'intention de leurs ressortissants avant les manifestations en France. L'ambassade des États-Unis en France a mis en garde contre des rassemblements précédents qualifiés de « violents », ayant donné lieu à des « pillages incontrôlés » et à des « attaques contre la police », laquelle a « riposté avec des gaz lacrymogènes ».Couvre-feu et mises en garde contre les rassemblements
L'ambassade a également mis en garde contre des couvre-feux parfois encore en vigueur et recommandé d'éviter les zones de grands rassemblements. Elle a conseillé aux ressortissants de faire preuve de prudence s'ils se retrouvent « de manière inattendue à proximité de grands rassemblements », soulignant les risques potentiels liés à la participation à de tels événements ou à la présence à proximité.Recours contre l'interdiction de manifester
Neuf syndicats de salariés et d'étudiants ont saisi hier le tribunal administratif contre la préfecture de police de Paris, demandant qu'une « interdiction partielle de manifester » soit publiée le plus tôt possible samedi à Paris, entre la place de la Bastille et la place de la Nation. Ils souhaitaient disposer du temps nécessaire pour la contester devant le tribunal administratif.Refus de se laisser déjouer
L'intersyndicale d'Île-de-France « refuse de tomber dans le piège tendu par la préfecture lors de la manifestation du 24 octobre », selon son communiqué. Elle reproche à la préfecture d'avoir pris son arrêté d'interdiction trop tardivement pour lui permettre de le contester devant le tribunal administratif.