Le syndicat appelle à des mesures supplémentaires

Le Syndicat des pharmaciens d'officine (USPO) conseille aux titulaires de pharmacie de prendre des mesures complémentaires aux démarches d'indemnisation par les assurances afin d'éviter une aggravation de leurs difficultés financières à la suite d'actes de vandalisme et de pillages. Son président, Pierre-Olivier Variot, a demandé à la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) d'accorder des avances aux pharmacies confrontées à des difficultés économiques, afin de soulager leur trésorerie pendant les périodes de remise en état et de réapprovisionnement.

Plusieurs interlocuteurs pour obtenir de l'aide

Les pharmaciens touchés sont invités à signaler leurs difficultés auprès de plusieurs interlocuteurs : leur banque, la commission d'entraide de l'Ordre national des pharmaciens, leur bailleur et les grossistes-répartiteurs, afin de demander un échelonnement des dettes envers les fournisseurs. La commission d'action sociale de la Caisse d'assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) examinera également, à partir du 22 octobre, les demandes émanant des pharmacies endommagées.

Un soutien dans les zones touchées

L'USPO coordonne les efforts de soutien, notamment à Paris et dans les Bouches-du-Rhône, où certaines pharmacies ont été gravement endommagées ou entièrement détruites. Les pharmaciens peuvent signaler sur le site internet du syndicat les éventuelles difficultés rencontrées lors des démarches auprès de leur assurance.

Les limites de la couverture d'assurance

La garantie relative aux vitres brisées ne couvre pas nécessairement le vol de marchandises ou de matériel. Les propriétaires sont donc invités à vérifier leur contrat auprès de leur assureur afin de connaître l'étendue des dommages couverts. Cette vérification est particulièrement importante lorsque des dégâts matériels s'accompagnent du vol de médicaments, de matériel informatique ou d'autres équipements indispensables à la pharmacie.

Sécurité et adaptations de l'activité

L'USPO met également en garde contre de nouvelles manifestations susceptibles d'exposer les pharmacies à de nouveaux dommages. Les titulaires sont invités à sécuriser leurs locaux, à protéger leurs salariés et à adapter si nécessaire leurs horaires d'ouverture. Une attention particulière doit être portée aux pharmacies de garde.

Les autorités locales à consulter

Les pharmaciens sont également invités à prendre contact avec l'agence régionale de santé (ARS), le conseil régional de l'Ordre et la préfecture, afin de se tenir informés des consignes locales et d'adapter leur fonctionnement en conséquence.