Le vendredi 9 octobre, environ 150 étudiants ont bloqué pour la première fois de son histoire l’entrée de l’École du Louvre, en s’installant sur les marches de la porte Jaujard. Cette action s’inscrivait dans le cadre d’un mouvement de soutien aux lycéens, qui s’étaient mobilisés dès le 18 septembre en organisant des blocages et des manifestations. La protestation a eu lieu la veille d’une manifestation place de la Bastille, où, selon le ministère de l’Intérieur, 24 500 personnes s’étaient rassemblées, laissant à la base de la colonne de Juillet des slogans en guise de traces.
Les manifestants arboraient des banderoles portant des messages comme « Solidarité École du Louvre. Lycéens, on vous entend. Police, on vous voit » ou « Vous avez le sang des lycéens sur les mains. » La mobilisation est qualifiée d’historique, car l’École du Louvre n’avait jamais été le théâtre de blocages, malgré la rédaction d’un tract et d’un plan d’action. L’établissement est resté fermé jusqu’à nouvel ordre à la suite de cette occupation.
Claire Barbillon, directrice de l’institution et historienne de l’art, s’est rendue auprès des étudiants dans la matinée pour leur exprimer son soutien. À travers un mégaphone, elle leur a lancé « Bonne chance, et ne prenez pas froid », déclenchant rires et applaudissements. Elle a ensuite déclaré que la mobilisation se déroulait dans le calme et sans violence, avec des échanges marqués par « un respect mutuel exemplaire ». Elle a également rappelé sa responsabilité de garantir la sécurité des biens et des personnes sur place, ainsi que le respect des règles applicables à tout établissement recevant du public. L’école est restée fermée jusqu’à ce que les accès soient dégagés et que les conditions de sécurité soient rétablies.
Les étudiants ont évoqué plusieurs raisons à leur mobilisation : manque d’enseignants et de personnel, locaux vieillissants, classes surchargées, angoisse liée à la plateforme d’affectation post-bac Parcoursup, inégalités d’accès et de conditions d’études, gel envisagé des aides au logement, inquiétudes pour l’avenir, ainsi qu’une condamnation de la répression et des violences policières. Ces revendications reflètent un sentiment plus large d’abandon et de mépris de la part des autorités publiques.
Le mouvement a trouvé un écho fort au niveau national et international, les médias du monde entier relayant les images des manifestations, perçues comme l’expression d’une colère sociale généralisée en amont de l’élection présidentielle. La mobilisation dépasse le cadre des lycées, avec l’adhésion de plusieurs établissements d’enseignement supérieur artistique. Parmi eux figurent les Beaux-Arts de Paris, l’École Boulle, l’École Duperré (ESAA), l’École Estienne (ESAIG) et l’École nationale supérieure des arts appliqués et métiers d’art (Ensaama), ainsi que des institutions en région comme la Haute École des arts du Rhin, la Villa Arson à Nice, le conservatoire de danse de Lyon ou encore l’Esä Dunkerque-Tourcoing.
La contestation s’est également étendue aux établissements d’enseignement supérieur généraliste. Les étudiants des Écoles normales supérieures (ENS) de Paris et de Lyon ont rejoint le mouvement dès le 8 octobre en organisant des blocages et des défilés. Le 9 octobre, une trentaine d’étudiants présents devant l’université Paris-Panthéon-Assas ont été évacués par les CRS, bien qu’aucune violence n’ait été constatée par les médias présents sur place.
Une mobilisation étudiante bloque pour la première fois de l’histoire l’École du Louvre
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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